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Ce blog n’est pas rosicrucien, martiniste ou maçonnique, mais s'intéresse à ces trois courants initiatiques et traditionnels.

mardi 30 mars 2010

Billet d'humeur ! Et si l'on respectait quelques règles fraternelles ?





Mais laissons-les tranquilles !


Je ne me permets pas de commenter « les heurts et malheurs » rencontrés par les Frères de la G.L.N.F., encore moins de prendre parti, n’étant pas membre de cette obédience. Si ce comportement fraternel était davantage partagé, les conflits internes à Memphis-Misraïm par exemple, ne prendraient pas l’ampleur imméritée que nous connaissons, avec force haine, dérapages, diffamations, etc.

Mais dit-on, « on ne prête qu’aux riches » et la maçonnerie égyptienne demeure un petit joyau, quoiqu’on dise, fasse ou écrive.

Pour en revenir aux misères actuelles de la G.N.L.F. qui font la une de bien des blogs, il faut rendre un hommage tout particulier à celui animé par Jiri Pragman.

Pour une fois, je m’autorise un « copié-collé » sans vergogne, ne désirant pas prendre le risque de dénaturer son propos :

« Le Blog Maçonnique avait refusé de mettre en ligne un enregistrement du long monologue du Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française lors du Souverain Grand Comité car la loi du secret doit être respectée lors d'une réunion maçonnique. Mais voilà que ce sont maintenant des images vidéo qui circulent sur le web !

On nous dira sans doute qu'une assemblée générale, même d'Obédience maçonnique, se situe dans un autre registre. Peut-être ! Mais ces images prises lors de l'assemblée générale de la GLNF le 25 mars, peut-être par ceux qui combattaient une extériorisation excessive ou maladroite de la GLNF, et diffusées sur YouTube nous mettent mal à l'aise. Elles ne seront donc pas "encapsulées" dans cet article comme cela a été effectué pour d'autres vidéos ».

Venant d’un blog d’actualités, la décision est non seulement courageuse, mais exemplaire par sa dignité !

Le même, qui ne montre aucun ostracisme envers… Memphis-Misraïm, publie une information donnée par son Conseil National de France :
Les mauvaises raisons d’être franc-maçon !

A lire par tous, à méditer par certains hussards-patentés !

Illustration : Extrait du bandeau du Blog Maçonnique.



dimanche 21 mars 2010

Les lauriers du mois de mars : blog Men Nefer




Men Nefer 

Cette rubrique, Les lauriers du mois, n’est pas un label décerné (je n’ai aucune autorité pour ce faire et n’en revendique aucune) mais une manière amicale d’incitation à visiter un blog ou un site qui « vaut le détour ».




La Grande Loge Mixte de Memphis-Misraïm affiche depuis 2007 ce blog fort discret sur le plan maçonnique, mais exceptionnellement riche sur l’égyptologie.


Ce que vous n’y trouverez pas : Polémique, prosélytisme, amateurisme.

Ce que vous aller y trouver : Une très grande rigueur historique, une iconographie fort riche et surtout novatrice des habituels clichés en la matière, des exposés courts, clairs et précis, sans excès emphatiques ou scientifiques. Une valeur encyclopédique et pédagogique à portée de tous sans céder à la vulgarisation de supermarché, un référencement solide et une bibliographie de choix

Ce que vous allez faire : juger par vous-même en vous rendant sur http://mennefer-glmmm.blogspot.com/


Illustration : un élément photo du blog ci-dessus référencé.

mardi 16 mars 2010

Le numéro 1 de la dixième série de la revue ARIES est paru !





ARIES (Revue de l'Association pour la Recherche de l'Information sur l'Ésotérisme) vient de faire paraître le numéro 1 de sa dixième série. Cette publication de très haute tenue est une création d’Antoine Faivre et de Roland Edighoffer, deux historiens, deux éminents spécialistes de l’ésotérisme occidental, de l’hermétisme.

Chaque sortie d’un numéro est un événement tant la notoriété de cette revue est internationalement appréciée, reconnue pour sa rigueur dans la recherche universitaire.

C’est donc aussi un événement quant un chercheur « bien de chez nous » y trouve une nouvelle lettre de noblesse et de reconnaissance, en y publiant une étude de très haute tenue , "Une copie du manuscrit Traité sur la réintégration des êtres de Martinès de Pasqually découverte en 1851". Cerise sur le gâteau, il exhume de l’oubli une "biographie de Prunelle de Lierre établie par Gence".



Dominique Clairembault, car il s’agit bien de lui, est le dynamique animateur-responsable du site saint-martinien que l’on ne présente plus, le Philosophe Inconnu, http://www.philosophe-inconnu.com/index.html, reconnu lui aussi comme un « Aries » de la toile ! Une caverne d’Ali-Baba pour les curieux, une manne pour les chercheurs, mais surtout deux valeurs farouchement gardées :
- Rigueur absolue dans la validité des sources.
- Indépendance totale et souveraine (vous n’y trouverez même pas une liste de liens)


Rappelons que Dominique Clairembault, historien mais aussi conférencier (qui par ailleurs, à déjà "donné" dans Politica Hermetica ), sera intervenant au prochain Colloque du Tricentenaire de Martines de Pasquallis qui se tiendra les 18 et 19 septembre de cette année, au Club Écossais, 2 rue Jacques Réattu à Marseille. Il traitera de « Louis-Claude de Saint-Martin à l’école de Martines de Pasqually. » aux cotés de Michelle Nahon, Roger Dachez, Jean-Marc Vivenza, Simon Babayan, Jean-François-Var, Bruno Marty, Christian Marcenne et Serge Caillet. Brillante journée en perspective !



Illustrations: Documents personnels de l'auteur.
                  Affiche du Colloque : site du http://www.philosophe-inconnu.com/index.html

lundi 8 mars 2010

Série : Grandes figures du passé, Jean-Henri Prosbt-Biraben.



Jean-Henri
PROBST-BIRABEN,
1875-1957





Sans arriver aux records d’initiations de Georges Lagrèze, ce martiniste et franc-maçon à néanmoins été un « joyeux touche-à-tout », mais avec une hauteur et une érudition qui le distingue, dans son époque, homme-de-lettres talentueux au demeurant. Il était fort apprécié pour sa courtoisie, sa gentillesse à tous les égards. Sa meilleure biographie a été écrite par Irène Mainguy, où nous avons puisé l’essentiel de nos informations.



Qui est-il ?

De son vrai nom Probst (il y accolera plus tard le nom de sa mère), il nait à Pau, le 12 aout 1875, au sein d’une famille sinon aisée, du moins à l’abri. Son père est professeur de Musique dans un lycée d’Etat, ce qui va influer sa vie profane : après l’Ecole Normale (de Bordeaux ?), il obtient en 1904 un poste d’instituteur en Algérie. Parallèlement, il poursuit ses études supérieures à l’Université d’Alger (licence de philosophie) et son mémoire "Les méthodes et les résultats de l’expérience mystique chez les soufis musulmans occidentaux" augure de son engagement sur cette voie, nous y reviendrons. Professeurs de lettres à Sétif, Médéa, Constantine, avec plusieurs intermèdes en France, le premier en 1913 pour passer son doctorat à Grenoble, le second de 1915 à 1929 ou il enseigne successivement à Niort, Bastia. De retour en Algérie, il termine sa carrière à La Madrasa à la veille de la seconde guerre mondiale.

Partant, il va collaborer avec encore plus de passion à diverses revues de haute-tenues, écrire plusieurs ouvrages dont nous donnerons en fin, une bibliographie limitée.

Son parcours initiatique est bien établi :

• 1897 : Il reçoit la Lumière à la Loge Les Françaises et les neuf sœurs unies du Grand Orient de France, à l’Orient de Bordeaux le 19 mai. Dans le deux ans qui précédent son départ pour l’Algérie, il est admis Compagnon.
• 1904 : Reçu Maître le 27 mars, à l’Orient d’Alger, Loge Le Delta de la G.L.D.F.
• 1907 : Chevalier Rose-Croix, au Chapitre Le Phare du Delta n°243.
• 1923 : Chevalier Kadosh à l’Aréopage l’Union Philosophique de Nice le 22 juin.
• 1924 : Reçu 31° le 24 Octobre, où je ne sais. Alger, très probablement et ainsi de suite :
• 1925 : 32°, Sublime Prince du Royal Secret le 27 novembre.
• 1928 : Consécration, 33°, Souverain Grand-Inspecteur-Général, membre du Suprême-Conseil.
• 1934 : Secrétaire du Chapitre Le Phare du Delta n°243.
- Participe, avec la fonction de Grand-Expert, au Convent de Memphis-Misraïm du 8 au 14 aout. Le 10 aout, il est fait Grand Chancelier et Grand-Secrétaire 33°95° du Souverain Sanctuaire de Memphis-Misraïm.
- Membre de l’O.H.T.M., Ordre Hermétiste Tétramégiste et Mystiques, au Carré d’Hermès N°1au Zénith de Paris, le 15 Aout. Fait Très Puissant Archonte ès-Siences et Arts, 4° degré de l’Ordre, sous le nomen Sar El Habib.
• 1935 : Légat-Général de l’O.H.T.M. pour l’Afrique, l’Asie et l’Océanie.
• 1936 : Maître en chaire, au Carré N°2 El Djebel de l’O.H.T.M. au Zènith de Cannes.
- Co-fondateur, il participe au premier Convent de la F.U.D.O.S.I. qui suivit dans la foulée.
• 1937 : Honorariat de sa Loge-Mère Le Delta N° 225.
• 1941 : Comme beaucoup, Probst-Biraben se protège des services de la Police Spéciale des Sociétés-dissoutes. Etait-il obligé pour autant d’en faire de trop ? Il adresse une lettre au Maréchal Pétain le 14 juin et son pensum est consternant : « Bricaud m’avait bombardé du qualificatif de membre de son Souverain Sanctuaire et je n’y fus jamais convoqué. Memphis-Misraïm est un amalgame, fait par Parker ou Reuss parce qu’ils n’avaient pas le droit de travailler à Memphis ou à Misraïm seul, obédiences disparues ou en voie de disparition. Artificiel, sans valeur maçonnique. Mystiques rêveurs, amateurs de titres, amusant rien de plus. » Robert Ambelain lui en voudra éternellement, à juste-titre n’en déplaise aux éternels opposants-primaires du rite.
• 1945 : A la libération, réintégre à la Loge Delta Evolution Mutuelle d’Alger.
- Georges Lagrèze préside le Souverain Sanctuaire de Memphis réuni le 21 juin, qui élit J.H. Probst-Biraben Grand-Maître de l’Ordre Oriental du Rite Ancien et Primitif de Memphis (Charte contresignée par Jean Chaboseau et Maurice Fallot) et 33°66°95° et 96° et prend le nomen d’Eques a resurgente palmo.
• 1947 : Dans sa lettre adressée Gabriel Persigout, membre du Suprême Conseil du Droit Humain, il signe : « Souverain Grand Inspecteur Général du Rite Écossais Ancien et Accepté, 33°, Prince Grand Conservateur 95° du Rite Ancien et Primitif de Misraïm, agissant en tant que Grand-Maître, 96° du Rite Ancien Primitif de Memphis. »
- Enfin, il rétablit et élabore les nouvelles constitutions de… Memphis-Misraïm !
(Le Maréchal Pétain a bien fait de ne pas lui répondre à l’époque…).
• 1949 : Armé Chevalier Bienfaisant de la Cité-Sainte le 23 Février, Grand Prieuré des Gaules.
• 1956 : Jean Mallinger lui octroie la patente du Régime de Naples du Rite de Misraïm. Il devient alors Grand Hiérophante Mondial de Misraïm.



Citons dans le désordre, faute de références et de chronologie :

• Membre de l’Aréopage N° 418 La Ruche Hospitalière à l’Orient de Constantine.
• Membre de la Rose-Croix d’Or.
• Membre de la Loge La Franchise à l’Orient de Paris (Obédience ?).
• Vers 1935, probablement, Membre de l’O.M.S., Ordre Martiniste et Synarchique de Victor Blanchard.Il y reçoit les 4 grades et nommé : Haut-Conseiller du Directoire Suprême, ainsi que Vice-président du Collège des Rites du Suprême Conseil Universel, Souverain Initiateur Délégué pour la France, l’Espagne, l’Italie et la Grèce.
• Membre de l’Odre de la Rose-Croix Renovée, il tente de rénover l’O.K.R.C., l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix.
• Sociétaire de la Société Théosophique.
• Frère Habibullah en embrassant le soufisme (Il était un admirateur inconditionnel de René Guenon).

L’on reste médusé devant tant de mobilité, heureuse époque : L’Algérie, des allers-retours (professionnels et privés) nombreux en France, de Paris à Nice, en passant par Niort, Cahors,Tournon-Tain l’Hermitage, Cannes…

Jean-Henri Prost-Biraben passe à l’Orient Éternel à Die (Drôme) le 15 Octobre 1957, à 82 ans. Il avait rencontré la majorité des occultistes de son époque.



Biographie :

MAINGUY, Irène, Probst-Biraben (1875-1957), Franc-maçon haut en couleurs, martiniste, théosophe et soufi, in Renaissance Traditionnelle, N° 151/152/2007, pages 260-285
GALTIER, Gérard, Maçonnerie Egyptienne, Rose-Croix et néo-chevalerie, Paris, Ed. du Rocher, 1994, 474 p.

Bibliographie :

Collaboration dans les revues :
Le Voile d’Isis, de 1920 à 1935 : 26 articles
Études Traditionnelles, de 1936 à 1937 : 2 articles
Le Lotus, de 1946 à 1956 : 18 articles.
La revue Philosophique, 1906 : 1 article.
L’Acacia, de 1931 à 1934 : 3 articles.
Le Mercure de France, 1939 : 1 article
Le Symbolisme, de 1947 à 1957 : 6 articles.
Les Cahiers Astrologiques, de 1948 à 1955 : 3 articles.
Revue France-Asie, N° spécial René guenon, 1953 : 2 articles.
Livres :
Les Mystères des templiers, Omnium littéraire, 1947.
Rabelais et les secrets de Pantagruel, Editions des Cahiers Astrologiques, Nice, 1949.

Illustration : Archives personnelles.

samedi 6 mars 2010

Billet d’humeur : le tablier de Voltaire !




Horripilant !

Que ce soit sur divers sites*, blogs ou boutiques qui reproduisent et mettent en vente le fameux tablier, tous le référencent à Voltaire !



Récupération intéressée, désinformation, qu’en-est-il exactement ?

Voltaire est fait maçon le 7 avril 1778, à l’âge de 84 ans, si affaibli qu’il faudra le soutien de deux frères pour qu’il se déplace dans le Temple de la Loge des Neuf-Sœurs, dispensé de toutes les épreuves y compris du passage sous le bandeau. Pour la circonstance, on le ceint du tablier d’Helvetius qu’il ne reportera probablement jamais puisqu’il meurt le 30 mai suivant… Maçon, je ne conteste pas la validité de son initiation mais maçon 52 jours, lui qui dans son Dictionnaire-encyclopédique, traitait avec moquerie ses futurs frères de « pauvres franc-maçons ». Mais l’Histoire retientra que ce tablier fut sien, ironie pour quelqu’un qualifié une bonne partie de sa vie comme « franc-maçon sans tablier ».

Soyons sérieux, et rendons à Helvetius ce qui est à Helvetius !


Claude-Adrien Helvetius, 1715-1771, encyclopédiste, philosophe matérialiste et sensualiste (on aime ou on aime pas), Marxiste avant l’heure, sorte (non péjoratif) de Michel Onfray (on aime ou on aime pas) de son époque. Membre de la Loge Les Sciences à l'Orient de Paris, il a été l’inspirateur de la fondation par Lalande en 1776, de la Loge des Neuf-Sœurs. Antichrétien notoire, il professe c’est normal, un athéisme absolu, considérant que la croyance en Dieu et l’existence de l’âme est le résultat de notre incapacité à comprendre le fonctionnement de la nature, « la religion catholique, un despotisme n’ayant comme but que le maintien de l’ignorance pour une meilleure exploitation des hommes ».

Sa veuve tiendra un salon fameux, à son domicile d’Auteuil (ancienne demeure du peintre Quentin-Latour) qui accueillera les amis de son époux, Diderot, Condorcet, d’Alembert L’abbé de la Roche, Malesherbes, etc.

« Poids-lourd » incontestable de son temps, on affirme que Weishaupt (Les Illuminés de Bavière) fut son adepte.


Ajout du 18.07.2010 :


Hélas, pas même celui d'Helvetius !


Dans le numéro 5, Juillet-Aout 2010,  de la revue Franc-Maçonnerie, une étude de Ludovic Marcos confirme ce qui précède pour ce qui concerne Voltaire mais apporte un éclairage nouveau sur la propriété du fameux tablier par Helvetius. L'auteur démontre sans contestation que cette pièce a été fabriquée au début du XIX e. siècle par la Maison Guerin et qu'il comporte des symboles qui ne pouvaient pas figurer à l'époque ! Selon les conclusions de Ludovic Marcos, "Ce tablier, en définitive, est un résumé iconographique et une façon de réviser bien des croyances attachées à la symbolique maçonnique". 

* Nombre d'abus à signaler, des reproductions grossières pour les uns, des erreurs grotesques pour les autres, tout est bon...
Illustrations :Tablier http://www.godf.org/?q=node/70 (Et ici, certitude que c'est le vrai !)
Portrait d’Helvetius : Collection personnelle de l’auteur.

lundi 1 mars 2010

Éditorial du mois de Mars 2010


mars 2010










Le chiffre des 1000 visiteurs a été atteint et même dépassé pendant les 28 jours de Février dernier.



C’est très satisfaisant pour ce jeune blog indépendant, encore méconnu et ne recherchant pas les effets d’annonces clientélistes.
Je vous en remercie pour l’intérêt que vous avez apporté à mes publications et je m’efforcerai dans les mois à venir de parfaire et d’agrémenter l’ensemble, tout en respectant les droits d’auteurs. Pour l’iconographie, cela devient de plus en plus difficile, car les images sont presque toujours des emprunts qui se révèlent êtres empruntés déjà à d’autres, lesquels autres ont omis de préciser qu’ils avaient déjà empruntés, etc…Internet, c’est ça aussi, j’essaie dans la mesure du possible et de mes moyens de toujours préciser la source mais je ne suis pas à l’abri de me faire piéger, comme tout-un-chacun.
La série Grandes figures du passé est de loin la séquence la plus consultée, je poursuivrai. Une série Grand mystiques du passé viendra, plus axée sur une période allant jusqu'au XVIII éme. Un Panorama des sites d’études martiniste-martinézistes sera bientôt accessible, précédant celui d’Ordres se réclamant de la Rose-Croix. J’en profite pour rappeler qu’en aucun cas il ne s’agit de listes exhaustives, que je me contrains à ne pas formuler de jugement de valeur sur les scissions, chismes (ce n’est pas la même chose) que les dits-ordres ont provoqué ou non, de même que je ne fais pas mienne des querelles aux prétentions d’authenticité, de filiation exclusive, etc… Cela me permet, en toute équité je l’espère, de présenter ainsi une vision plus large, plus ouverte sur le sujet.


Mes publications ne sont pas l’œuvre d’un historien, elles ne se réclament pas de cette vocation. Ce sont simplement des fiches d’aides, je ne suis en aucun cas astreint de faire figurer mes sources : outre que cela doublerait le volume, je pense qu’il y a tous les éléments inclus pour motiver une recherche personnelle, la faciliter, donner des pistes. Tout est trouvable, tant sur internet que dans des livres, des revues. Je ne m’appuie jamais sur les échanges et thèses générés sur les blogs, que je fréquente peu d’ailleurs, tout en reconnaissant pour certains d’entre eux une grande valeur (une liste est disponible sur celui-ci, colonne de droite).
De même, peut-être avez-vous déjà remarqué que les textes mis en ligne sont remaniés ponctuellement. C’est une particularité de ce blog, de ne pas hésiter à rectifier, ajouter, enrichir donc ! En effet, rien n’est figé, des erreurs peuvent se publier, des découvertes faites depuis, des commentaires apporter des réponses aux interrogations posées, bref, vivre avec et dans le temps présent.
Je réitère un vœu : évitez le plus possible l’anonymat pour vos commentaires, empruntez plutôt un pseudo si vous désirez rester discret, cela je ne puis que le comprendre. Ainsi, vous éviterez que le blog ne devienne un forum. Je n’ai rien contre cette pratique, mais une place pour chaque chose et chaque chose à sa place…
Je terminerai en remerciant tout particulièrement les sites et blogs qui ont inscrit dans leurs liens Réflexions sur les trois points, sans eux je n’aurai jamais atteint ce score. 






Votre Frère, votre ami, Jacques Courtois

samedi 27 février 2010

Billet d'humeur : valide mais irrégulier !


Dés l’instant où l’on se réfère ou l’on se réclame d’une filiation, les ennuis commencent !

Difficultés (ou échappements) à les justifier, contestation de chaque partie d’une scission ou d’un schisme, voire même usurpation unilatérale, et c’en est terminé de l’apparence tranquille qu’affichent nombre d’ordres, d’associations, de sociétés, etc.

Internet n’a pas arrangé les choses, qui précipite dans l’actualité et offre aux jeux du cirque ces conflits fratricides, dont aucun n’en sort épargné. Souvent, même, cela provoque une nouvelle scission ! Seul le monde profane qui observe en tire bénéfice et ne se prive pas de tirer le coup de grâce.

Pour ma part, je ne me suis jamais posé la question… Facile m’objecterez-vous, de se voiler la face, de vouloir ignorer ! Absolument pas, ayant dépassé depuis longtemps la majorité civile et atteint un degré de développement intellectuel acceptable, je n’ai jamais confondu le moule et l’épreuve, la coquille et son contenu. Que m’importe qu’il y a 50, 100, 150 ans voire même davantage, qu’untel se soit octroyé ceci-cela si je constate que la structure d’aujourd’hui, dans laquelle j’ai été accueilli, formé, initié et partagé avec mes semblables, me convient dès l’instant ou elle n’est ni sectarisée ni contraire aux bonnes mœurs et aux lois de mon pays.

L’impersonnalisation de la charge de Grand-Maître, Président, etc… devrait idéalement nous mettre à l’abri des egos surdimensionnés, des tentatives totalitaires, des captations ou prises d’intérêts personnels. Alors, là aussi, peut me chaud si X dérape (il faut bien évidemment, ne pas le laisser continuer) cela ne veut pas dire que l’organisation tout entière est subitement suspecte, pourrie jusqu’à l’os. « Ah vous savez, ces gens-là, attention ! Ils sont devenus infréquentables : à la conférence de Z, j’ai eu l’écho que X se laissait aller à faire ceci-cela, à initier Y et exclure W, alors qu’il tient sa patente de XX, lui-même ceci-cela ! »

Et voilà comment l’on jette le discrédit sur une organisation d’abord, sur un rite ensuite, quand ce n’est pas une obédience toute entière qui plonge pour une période plus ou moins longue dans l’opprobre, lâchée en pâture aux médias (non-spécialistes la plupart), aux historiens de chapelle, aux anti-tout-systématiques.

Alors, sur cette question, je préférai toujours le mythe à l’histoire, la filiation de désir à l’interminable liste remontant jusqu’à Jacques de Molay, Noé, et même Adam. Il y a, heureusement, quelques organisations qui ne s’en donnent aucune, qui reconnaissent la création nex nihilo, mais se réclament de vouloir travailler sous les auspices de, et c’est très bien ainsi. Mais cela plait-il pour autant aux détracteurs patentés ? Bien sur que non, « c’est suspect savez-vous ! C’est tout neuf, ça ne repose sur rien, ça va disparaître aussi vite que c’est venu… »

En attendant, (et ce n’est pas la seule) une de ces organisations qui n’est pas épargnée elle-aussi sur ses éléments fondateurs (mais il est vrai qu’elle à elle-même générée par certaines de ses prétentions, ses propres contempteurs) cette organisation disais-je vient de fêter son centenaire : en quoi quelques petits tripotages de cette époque peuvent invalider aujourd’hui l’estime, l’intérêt et la valeur qu’on lui reconnaît en ce début du 21° siècle ! En quoi un nouvel initié de janvier ou février 2010 est-il concerné par ce vice de forme, s’il faut appeler ces choses par leur nom ? En supposant même que cela soit vrai, ne pensez-vous pas qu’elle a acquis sa légitimité par son propre travail pour l’élévation de l’humanité ?

Si tout ceux qui se référent aux écritures saintes, à la Bible en particulier, devaient se mettre à douter parce qu’une fois adultes, ils ont réalisés qu’entre les fables, les paraboles, les allégories et aussi les symboles, il y avait une lecture très différente de ce qu’ils étaient littéralement  « gavés », eh bien, les églises, les temples, les synagogues seraient depuis longtemps désertes, transformées en musées, restaurants, magasins. Amen !

En annexe, voici un extrait de la lettre adressée par Robert Ambelain à René Chambellant le 2 novembre 1943. D’aucuns vont déjà prétendre que Robert Ambelain…ceci-cela. C’est qu’ils auront mal lu ce qui précède ou qu’ils sont de nouveaux adeptes de la secte des « Pires-sourds-qui-ne-veulent-pas-entendre ». Il ne s’agit pas ici, de faire l’apologie de l’irrégularité mais de confirmer qu’elle n’entache en rien la validité :

« Subordonner la validité initiatique à la régularité administrative, c’est commettre une erreur. […]
Martinez de Pasqually remettait en une seule séance les 3 premiers degrés symboliques et de nombreux Cohen, dont [Louis] Claude de Saint-Martin, reçurent apprentissage, compagnonnage et maîtrise en un seul jour. Martinez avait tort, mais par la suite on ne songea pas un instant à mettre en doute la régularité de cette maîtrise, quand Saint-Martin et les autres entrèrent à la Stricte Observance Templière… Quand le Grand-Orient de France, vers 1849, prit comme Grand-Maître le prince Murat, on remit à ce dernier les 33 grades en une journée : il y avait de quoi tuer l’homme le plus rassis du monde ! Mais par la suite, nul ne discuta la régularité de cette étrange façon de faire d’un profane, un souverain Grand-Commandeur. Lorsque le Maître Gaston Marin, vénérable des Livres Penseurs du Pecq fonda le rite mixte du Droit-Humain, il n’avait pas les hauts-grades. Un 33ème du Rite Ecossais les lui remit en quelques séances. C’était irrégulier, certes […] Mais le Droit Humain essaimé partout […] et nul ne nierait que le dit D.H. ne soit, maçonniquement parlant, une réalité. En, 1904, Teder a établi dans Hiram, l’irrégularité du Grand-Orient de France. Mais le Grand-Orient a passé outre, et nul ne conteste sa réalité maçonnique maintenant.[…] Et le fameux Suprême-conseil de Charlestown est nié par les historiens maçonniques, comme une assemblée réelle, mais le Rite Ecossais et ses trente-trois grades sont des réalités.

Donc, établissons la différence notoire entre : validité initiatique (qui ne peut, comme le Sacerdoce et l’Episcopat, ni s’augmenter ni se retirer : sacerdoce in aeternam) et régularité administrative, aux yeux de telle ou telle Obédience. […] La matière a rejoint la forme, pour parler comme les gens de la Sacrée Congrégation des Rites à Rome…







Illustration : http://images.google.fr

dimanche 21 février 2010

Photos rares : Harvey Spencer Lewis boudhiste ?


Boudhiste et boudeur...

Harvey-Spencer Lewis boudhiste ?

Voici des clichés pris en 1920, dans un temple bouddhiste aux Etats-Unis, où l’on voit Harvey-Spencer Lewis, tout jeune Imperator de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix A.M.O.R.C.

Pour ma part, je ne les avais jamais vues, et je pense pas qu'elles aient été publiées dans une revue quelconque, ou alors fort discrètement (Très certainement dans vieux numéro de Rosicrucian's-Digest). En ce centième anniversaire de la venue en France de H.S. Lewis et l'événement mondialement honoré, voici un petit complément fort attachant !

La source en est inconnue, la publication faite par wikicompany.org.


Ajout du 23 fèvrier 2010 : Amende honorable

Un aimable correspondant me fait remarquer, à juste titre, leur précédente et discrète publication sous l’égide d’un mystérieux Salon Rose-Croix, dont le conservateur semble être un ancien employé de l’A.M.O.R.C. au Rosicrucian-park à San-José, Californie…

Dont acte !

Nous avons parcouru ce musée virtuel pour le moins éclectique et parfois même d’un goût discutable.
MAIS ATTENTION, remarquez le s minuscule après rosicrucian ! Ne pas confondre avec le site officiel de la Grande-Loge pour les Etats-Unis de l'A.M.O.R.C.

Il en ressortirait que ce temple est situé à San Francisco et non à New-York ; ces clichés sont accompagnés d’un texte (traduction outils Google) que nous publions sous les plus grandes réserves et que nous supposons être une lettre d’accompagnement d’une liasse de documents qu’expédierait l’Imperator à un destinataire non identifié :

Dans une lettre écrite par H. Spencer Lewis et datée Juin 22, 1928 :
«Ci-joint sont des lettres adressées à VL Narasimham, directeur du monastère, et au Sri Swami Omkar, chef de Grand Prêtre du Monastère à Madras, en Inde. Ces lettres confirment l'ordination de H. Spencer Lewis, quand il fut nommé pasteur Sobhita Bhikku le 17 août 1920, dans la ville de San Francisco, en Californie, par l'évêque Maziniananda, et le Conseiller japonais Uchita, en présence de nombreux prêtres et les membres de RC dans le temple bouddhiste. Une photographie a été prise de la cérémonie et d'un document signé par tous les fonctionnaires est également dans nos dossiers. Notez que la première lettre ci-joint rend H. Spencer Lewis, évêque et représentant des États-Unis du monastère indien. La seconde lettre indique clairement (où a souligné en rouge) que l'AMORC est le vrai nom de l'organisation en Inde. "

Cette affaire semble bien confuse, souhaitons qu’une réaction de la Grande-Loge de l’A.M.O.R.C viennent éclairer la curiosité des chercheurs avides d’authentique et de d'information validée.

vendredi 19 février 2010

Série : Grandes figures du passé, François Jollivet-Castelot








François Jollivet-Castelot, 1874-1937





Né à Douai le 18 juillet 1874, dans un milieu aisé, très bourgeois et d’origine…bretonne, François Jollivet-Castelot est classé dans ce cercle spécifique qu’il est convenu d’appeler « Les Occultistes de la Belle Époque ». En fait, de par ses positions modernistes et sa pratique d’une alchimie contestée, il s’en démarque sensiblement et fera preuve toute sa vie d’un grand individualisme, d’une certaine ambigüité puisqu’à la fois en recherche d’une reconnaissance sociale et en même temps timoré à occuper le devant de la scène.

Qui est-il ?

Un alchimiste, assurément. Un néo-alchimiste d’après lui-même, un archimiste selon Georges Richet (Auriger) et Jacques Sadoul, un hyperchimiste d’après André Savoret. Plus nuancé le jugement de Canseliet, qui biaise à son habitude. En tous cas, Jollivet-Castelot est plus charitable qui ne s'encombre pas de mystères : il publie l'intégralité de ses recherches, en particulier dans un numéro groupé (4,5 et 6 de 1926) de la Rose+Croix resté un must,  D’aucuns prétendent que son livre majeur, Le Destin ou les fils d’Hermes, est une sorte de testament-autobiographique. Probablement disent les uns, très certainement affirment les autres. Ceci écrit, souvenons-nous tout de même que la dite autobiographie se clôt en 1918 et que François Jollivet-Castelot vécut jusqu’en 1937 !


De cette longue carrière, nous n’en dirons pas davantage, c’est l’aspect le plus connu du personnage et nombre d’ouvrages, de sites et de blogs sont à portée des amateurs. Ce qui nous intéresse au premier chef ici, c’est (d’essayer) de retracer son itinéraire initiatique

• 1889 : Membre du G.I.E.E., Groupe Indépendant d’Études Ésotériques, dés sa création par Papus et qui deviendra en 1894, l’École Hermétique
• 1890 : S’affilie à l’O.K.R.C., Ordre Kabbalistique de la Rose+Croix, dés sa création par son ami Stanislas de Guaita.
• 1895 : Rencontre avec August Strindberg, le dramaturge suédois, qui deviendra un fidèle disciple.
• 1896 : Création le 1° aout, de la revue Hyperchimie
• 1897 : Initiation à L’Ordre Martiniste. Papus le nomme ipso-facto Délégué-Général du Suprême-Conseil.
- Fondation de la S.A.F., Société Alchimique de France (à ne pas confondre avec la S.A.F., Société Astronomique de France crée 10 ans plus tôt par son ami Camille Flammarion). Les Conseillers (membres)-fondateurs qui le soutiennent sont Gérard Encausse (Papus), Yvon Le Loup (Sédir), Docteur Emmanuel Lalande (Marc Haven), Stanislas de Guaita, Albert Faucheux (Charles Barlet) et René Philippon (Tabris). Figurent dans la liste des membres d’honneur, Camille Flammarion, August Strindberg. En fait, cette nouvelle société succédait à la Société Alchimique de son maître, Albert Poisson, sans en reprendre le nom.
- Il collabore avec les revues Le Voile d’Isis (où il est parfois sévèrement étrillé) et l’Initiation.
- Il se passionne pour la recherche médicale, en particulier de la « métallorapie », étude de l’action aesthésogène des métaux sur la peau.
- Fondation, à son domicile, de la Loge Isis de la Société Théosophique Indépendante, de laquelle il avait reçu une patente régulière. Y adhèrent Edouard Deroge, Jules Lassus, Achille Declève, Henri Delimes, Marcel Ginoux : tous furent initiés au martinisme.
- C’est probablement durant cette période qu’il adhère à la Société Magnétique de France, crée par Hector Durville en 1887.
• 1898 & 1899, il est professeur de médecine-spagyrique à la Faculté des Sciences Hermétiques fondée par Papus.
• 1900 : Participation au Congrès Spirite et Spiritualiste International (Hôtel de la Société des Agriculteurs à Paris).
- Parution des Sciences Maudites, sous sa direction avec Paul Ferniot et Paul-Redonnel, aux Editions de "La Maison d'Art".
• François Jollivet-Castelot adhère à l’éphémère, généreuse et utopique U.I.U. (Union Idéaliste universelle) fondée par Papus.
• 1902 : Création de la revue Rosa Mystica. Participation à des séances spirites, voire de théurgie au 5 rue de Savoie, en compagnie de Papus. Les relations se durcissent avec ce dernier, la brouille puis la rupture est proche.
• 1904 : Création de la revue Horizons de la science et de la pensée. Il y développe ses idées de « socialiste-rationnel » une sorte de christianisme libéral (il adhèrera au tout jeune parti communiste qui verra le jour quelques décennies plus tard et s’en fera exclure pour ses idées fouriéristes, anarchistes). Sa liaison avec Papus est terminée depuis longtemps.
• 1920 : La revue Horizons devient Rose+Croix et paraîtra jusqu’en 1937. Elle sera reprise par Jeanne Guesdon, après la seconde guerre mondiale, avec le même logo. Elle est toujours actuellement la revue traditionnelle de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix A.M.O.R.C.
• 1922 : Dans la revue Rose+Croix, article de propagande sur « la tentation communiste » !
• 1924 : Incendie de son hôtel particulier rue Saint-Jean à Douai (son laboratoire est miraculeusement épargné). Il réside alors à Sin-le-Noble (Nord), villa "Villerose", rue du Calvaire.
• 1926 : Premier contact le 9 avril ( ?) avec Harvey Spencer Lewis, Imperator de l’A.M.O.R.C. qui le nomme membre honoraire de l'A.M.O.R.C. d'Amérique fin du mois de mai. Cette relation selon Serge caillet, resta épistolaire et les deux hommes ne se seraient rencontrés que dans les années 30.
- Il crée… l’U.C.S., l’Union Communiste Spiritualiste, au grand dam de la bourgeoisie douaisienne !
• 1929 : Prophétique, il préconise la fondation des Etats-Unis d’Europe, dans l’éditorial de la revue Rose+Croix
• 1934 : Contrairement à ce qui a été prétendu, F. Jollivet-Castelot n’a pas participé au premier Convent de la F.U.D.O.S.I. (Fédération Universelle des Ordres et Sociétés initiatiques) mais à délégué August Reichel pour représenter la Société Alchimique de France.
• 1937 : Victime d’un accident de voiture à Bourganeuf (Creuse), il décède à l’âge de 63 ans.

Correctif du 28 mai 2010

Un membre, observateur attentif, apporte une très importante contribution en me signalant une énorme bourde-boule de neige. Merci à lui !
Il a relevé pas moins de trois années différentes, 1868, 1874 et 1878 quant à la naissance de François Jollivet-Castelot, et ce auprès d’auteurs, d’institutions ou d’encyclopédie-internet bien connus ! Et tout le monde de reprendre (y compris Réflexions sur trois points…) contribuant ainsi à une grande confusion.




  • François Jollivet Castelot est né le 8 juillet 1874 à 4 heures 30, à Douai, (59) France.

Où et quand est-il décédé des suites d’un accident de la circulation ?
Eh bien ! Deux dates 1937 et 1939, avec une variante sur le lieu… Clairac (Lot et Garonne), Bourganeuf (Creuse) !




  • François Jollivet-Castelot est mort le 22 avril 1937 à Bourganeuf (23) France.
Ainsi qu’en témoigne l’avis de faire-part du Figaro en date du 24 avril 1937 :

On apprend la mort, survenue
à la suite d'un accident d'automo-
bile qui s'est produit à Bourganeuf
(Creuse), de M. François Jollivet-
Castelot, président de la Société
d'Alchimie, de France. Originaire
de Douai où il était né en 1874,
M. Jollivet-Castelot s'était livré à
des recherches en vue de la fabri-
cation synthétique de l'or.
Le corps va être ramené à Douai
où auront lieu les obsèques.




La Bibliographie de François Jollivet-Castelot (Fonds de la BnF) :

L’Alchimia, sommario storico, di F. Jollivet-Castelot.
Ed. Detken et Rocholl. 1900. (Biblioica esoterica italiana).
B. N. - 8° R. 23548
Les Sciences Maudites.
Ed. 1900. Paris. B. N. - 4° R. 225
• A Grande obra alchimica, brochure de propaganda de ...
Ed. Corriera. 1901. Coritiba. B. N. - 8° Pièce 12300
Alchimica antica e moderna, sintesi dell’oro, ...
Ed. Partenopea. 1921. Napoli. B. N. - 8° R. 317
Bréviaire alchimique. (Strindberg August). Lettres à Jollivet-Castelot.
Ed. 1912. Paris. B. N. - 8° R. 25911
• La vie et l’âme de la matière ; essai de physiologie chimique, études de dynamochimie.
Ed. Sté. d’édition scientifique. 1892-1893. Paris. B. N. - 8° R. 14081
Ed. du Cosmogone. (réédition 2001). ISBN 2-909781-97-
L’Alchimie. Brochure.
Ed. Mercure de France. 1896. B. N. - 8° R. Pièce 6290
Etudes d’Hyperchimie : Chimie et Alchimie.
Ed. Nourry. 1928. Paris. B. N. - 8° R. 36256
Ed. 1961.
Essai de Synthèse des Sciences Occultes.
Ed. Nourry.
La fabrication chimique de l’or. (procédés Jollivet-Castelot). Texte français ; traductions anglaise, allemande et espagnole.
Ed. Nourry. Paris.
Le Grand Œuvre alchimique. (Brochure de propagande de la Société Alchimique.).
Ed. L’Hyperchimie. 1901. Paris. B. N. - 8° R. Pièce 12239
• La Médecine Spagyrique.
Ed. Durville. 1912. Paris. B. N. - 8° Te131. 184
Ed. Du Cosmogone, Lyon. Fac-similé de l'édition de 1912. ISBN 2-909781-53-4
Comment on devient alchimiste, traité d’hermétisme, d’art spagyrique, Préface de Papus.
Ed. Chamuel. 1897. Paris. B. N. - 8° R. 14409
Ed. D’Aujourd’hui. 1985. Plan-de-la-Tour. (Les Introuvables).
B.N. Impr. 16-Z-17080
Fac-similé de l’édition de 1897. ISBN 2-7307-0286-5
Ed. Rosicruciennes. 1988. Villeneuve-Saint-Georges.
(Bibli. Rosi. ISSN 0768-4320)
B.N. - Impr. 8-H-10137
Fac-similé de l’édition de 1897. ISBN 2-85095-082-3
Diff. traditionnelle. 1993. Le Tremblay, Château d’Omonville.
B.N. - Impr. 16-R-35502 ISBN 2-908353-16-4
La synthèse de l’or. L’unité et la transmutation de la matière. Brochure.
Ed. Daragon. 1908-1909. Paris. B. N. - 8° R. 22232 et 8°. R. Pièce 11796
Ed. du Cosmogone. 1994. Lyon.
B.N. - Impr. 16-V. Pièce 4899 ISBN 2-909781-12-7
Le destin ou les Fils d’Hermès. Roman ésotérique.
Ed. Chacornac. 1920. Paris. B. N. - 8° Y2. 65044
La Science Alchimique. Avec des reproductions de gravures anciennes, et une vue du laboratoire de l’auteur.
Ed. Bibliothèque Chacornac. 1904. Paris. B. N. - 8° R. 21066
Ed. du Cosmogone. (réédition). ISBN 2-909781-33X
Croquis Scientifiques et Philosophiques.
Ed. H. et H. Durville. 1912. Paris. B. N. - 8° R. 25379 et 25509
• Natura Mystica ou le Jardin de la Fée Viviane.
Ed. Chacornac. 1920. Paris. B. N. - 8° Y2. 65043
L’Hylozoïsme. Brochure.
Ed. Chamuel. 1896. Paris. B. N. - 8° R. 13503
La Rose + Croix, revue mensuelle synthétique des sciences d’Hermès.
Ed. 1920 à 1922. B. N. - R. 1410

Illustration : gravure de Milivoj Uzelac (d’après la célèbre photo prise dans le laboratoire, reproduite plus bas) et publiée dans le numéro spécial Le Voile d’Isis,l’Alchimie, N° 84, Décembre 1926, page 705.

mercredi 17 février 2010

Colloque du tricentenaire de Martinès de Pasqually

Organisé par l'Institut-Éléazar et la Librairie l'Etoile du Mage
et en partenariat avec la Société Martinès de Pasqually

COLLOQUE DU
TRICENTENAIRE
 DE MARTINES DE
PASQUALLY


Au Club Écossais,
2 rue Jacques Réattu
13009 MARSEILLE

Samedi 18 et Dimanche 19 Septembre 2010



Maître spirituel de Louis-Claude de Saint-Martin, de Jean-Baptiste Willermoz et de quelques autres émules réunis par lui dans l’Ordre des chevaliers maçons élus coëns de l’Univers, Martines de Pasqually (1710 ?-1774) est une figure essentielle de l’illuminisme.
A ce titre, il a marqué le XVIIIe siècle et il continue de marquer le notre.
Il n’en échappe pas moins partiellement à l’histoire et aux historiens et reste pour les meilleurs de ses biographes le Théurge inconnu.
A l’occasion du tricentenaire supposé de sa naissance, des spécialistes de sa vie et de son œuvre, historiens, philosophes, théologiens, théosophes, se proposent d’essayer de répondre ensemble à la question que beaucoup se posent :

Qui était Martinès de Pasqually ?
Serge Caillet, Président du Colloque



PROGRAMME


Samedi 18 septembre
9h00 : Accueil
9h30 – 9h45 : Ouverture de colloque par
Serge Caillet
9h45 – 10h15 : Michelle Nahon
« Martines de Pasqually : éléments biographiques »
10h15 – 10h45 : Bruno Marty
« L'illuminisme et les courants de « curiosité » en Provence
aux XVIIe et XVIIIe siècles. »
10h45 – 11h00 : Pause
11h00 – 11h30 : Roger Dachez
« La franc-maçonnerie française au temps de Martines de Pasqually. »
11h30 – 12h00 : Questions/réponses
12h00 – 14h00 : Pause déjeuner.
14hOO : Accueil
14h15 – 14h30 :
Présentation de l’après-midi par
Serge Caillet
14h30 – 15h00 : Christian Marcenne.
« Martines de Pasqually militaire »
15h00 – 15h30 : Simon Babayan
« Martines de Pasqually :
un judéo-chrétien au XVIIIe siècle ? »
15h30 – 15h45 : Pause
15h45 – 16h15 : Jean-François Var
« Sacerdoce du Christ : sacerdoce primitif selon Martines de Pasqually et sacerdoce des baptisés. »
16h15 – 16h45 : Serge Caillet
« Martines à l’œuvre dans la chose : l'Ordre des élus coëns. »
17h00 – 17h30 : Questions/réponses
Fin de la première journée.


Dimanche 19 septembre


9h00 : Accueil
9h30 – 9h45 : Présentation Serge Caillet
9h45 – 10h15 : Dominique Clairembault
« Louis-Claude de Saint-Martin à l’école de Martines de Pasqually. »
10h15 – 10h45 : Jean-Marc Vivenza
« Jean-Baptiste Willermoz à l'école de Martines :
Genèse du Rite écossais rectifié. »
10h45 – 11h00 : Pause
11h00 – 11h45 : Questions/réponses et débat entre les intervenants.
11h45 – 12h00 : Conclusions et clôture du colloque :
Martines de Pasqually, quel message pour notre temps ?
12h00 : Fin du colloque et
« Apéritif dinatoire »


A propos de l'inscription du colloque :

Les réservations se font du 15 mars au 15 juin 2010, limitées à 200 par ordre d'arrivée.Que l'inscription comprend l'entrée des deux jours plus l'apéritif dinatoire du dimanche midi.
Possibilité de déjeuner le samedi midi sur place uniquement pour 110 personnes* mais non compris dans l'inscription du colloque. Le parking est gratuit.
Participation au Colloque : 40€
* (Buffet + dessert+vin rouge-rosé+café :18€)