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Ce blog n’est pas rosicrucien, martiniste ou maçonnique, mais s'intéresse à ces trois courants initiatiques et traditionnels.

mercredi 16 septembre 2015

Série Grandes figures du passé, Constant Chevillon.



Constant Chevillon, 1880-1944

Homme de cœur, Franc-maçon exemplaire, Martyr de la Milice Française. Nul moins que lui n’était destiné à ce parcours hors du commun, demeurant à jamais une figure incontournable, tantôt récupérée, tantôt idolâtrée, au point qu’il serait fort étonné des parrainages et successions diverses dont il fait l’objet. Ce n’était pas un occultiste, mais un grand spiritualiste, qui nous laisse le souvenir d’un homme simple mais à la pensée profonde. Son alliance avec Swinburne  Clymer, opposant farouche de Harvey Spencer Lewis (A.M.O.R.C.) et sa présidence de la F.U.D.O.F.S.I. lui vaut encore aujourd’hui une certaine mise à l’index par quelques historiens partisans. Nous passerons outre, bien entendu !

Qui est-il ?

Il naît le 26 Octobre 1880, à Annoire, village de 400 habitants dans le Jura, d’une famille paysanne, aîné de trois enfants. Ses parents, peu fortunés, eurent à cœur de lui donner une bonne éducation et une solide instruction. Il est doué d’une très grande mémoire et sa soif d’apprendre convainc le curé du village à lui enseigner le latin. Suite à ses études secondaires au Collège Monciel où il entre à 12 ans, son inclination le pousse à entrer au Petit-Séminaire, puis de poursuivre jusqu’au diaconat au Grand-Séminaire de Lons-le-Saunier. Revenu à la vie profane, il fait une carrière civile dans diverses banques, honorable mais sans éclat.

Avertissement : C'est intentionnellement que nous ne nous ferons pas écho des épisodes liés au Vintrassisme (avéré) et au Synarchisme (calomnie répandue par la Police de Vichy). Nous considérons qu'il serait mal venu de traiter de ces questions hors de leur contexte général et estimons qu'elles doivent faire l'objet d'un développement particulier,propre à leur histoire respective, ce que nous inscrivons dans nos projets.

  • 1892 : Études secondaires au Collège Monciel à Lons-le-Saunier. Compte-tenu de la distance et des moyens de transports de l’époque, nul doute qu’il y fut pensionnaire.
  • Fin de siècle, date indéterminée :
  • -   : Licence de lettres (avéré) et peut-être l’agrégation (à vérifier), Facultés de Lettres à Lyon.
  • -    : Séjour à l’Abbaye de Solesmes.
  • -    : Enseigne la philosophie religieuse dans un Collège de Jésuites.
  • -  : Employé de banque à la Société-Générale de Lyon.

  • Début de siècle, date indéterminée :
  • - : Employé de banque à la Société-Générale de Lyon.
  • - : Fait la connaissance de Gérard Encausse (Papus). Est-il alors initié dans l’Ordre Martiniste ?
  • 1906 : Mariage avec Caroline Maurice (il divorcera en 1910)  
  • - : Adhésion au groupe Athénée ( ?) dont il devient Trésorier.
  • 1911 : Crée la société littéraire l’Attique. L’historien Serge Caillet date de cette époque « son entrée dans l’occultisme » suite à sa rencontre avec l’astrologue Jean-Baptiste Roche.
  • 1913 : Employé de banque à la B.N.C.I., Banque Nationale pour le Crédit Industriel, Lyon.
  • - : date exacte non connue, entre en Franc-maçonnerie.
  • 1914 : Mobilisé,  il est deux fois blessé  (grièvement au bras gauche) sur le front de Champagne et de la Somme.
  • 1919 : le 14 décembre, initié dans l’Ordre Martiniste de Lyon, par Jean Bricaud.
  • 1920 : Entre à l’Église Gnostique Universelle.
  • 1921 : Membre du Suprême Conseil de l’Ordre Martiniste de Lyon.
  • - : Serge Caillet avance la même période pour son admission comme 85°, Patriarche-Grand-Conservateur du Souverain Sanctuaire de Memphis-Misraïm.
  • 1923 : 95° dans le Rite de Memphis-Misraïm. 
  • 1926 : Publie Orient et Occident.
  • 1927 : Nommé Inspecteur à la B.N.C.I , à Paris.
  • 1929 : A Paris, le 21 janvier, signataire des Nouvelles Constitution  et Règlement Généraux de l’Ordre Maçonnique Oriental  du Rite Ancien et Primitif de Memphis-Misraïm.
  • 1932 : Nommé Substitut-Grand-Maître de Memphis-Misraïm. Pacte de succession avec Jean Bricaud.
  • 1934 : Le 24 février, il succède à Jean Bricaud (décédé le 21 février) et devient Grand-Maître de : Ordre Martiniste, Memphis-Misraïm. Nommé Recteur de la Rose+Croix Kabbalistique et Gnostique (Frater A Vera Luce). Patriarche de l’Église Gnostique Universelle.
  • - : Eugénie Bricaud lui succède à la direction de la Société Occultiste Internationale.
  • - : Directeur des Annales Initiatiques.
  • - : 21 octobre, lors de l’Assemblée du Souverain Sanctuaire qui se tient à Bordeaux, il nomme Henri-Charles Dupont Grand-Chancelier. Il organise la dimension internationale de l’Ordre, mais rencontre l’opposition de Georges Lagrèze.
  • 1935 : le 3 novembre, régularisation par Monseigneur Giraud, Patriarche de l’Église Gallicane.
  • - : Henri-Charles Dupont cumule ses fonctions de Grand-Secrétaire-Général et de Grand-Chancelier, avec celle de Grand-Administrateur du Rite. Décision heureuse et prémonitoire pour la survie de l’Ordre à sa  tragique disparition.
  • 1936 : Consécration épiscopale (Tau Harmonius) le 5 janvier par Monseigneur Giraud.
  • - : Difficultés avec les frères Belges et Suisses
  • 1937 : Domicilié à Paris, Hôtel des Bernardins, dans la rue du même nom.
  • - :  Publie Réflexions sur le Temple Social.
  • -: le 24 décembre, au siège du C.I.O.T. (Centre International d’Occultisme Traditionnel), rue de Washington, où il donnait des conférences sous le pseudonyme de Costy, il fait la connaissance du jeune Robert Ambelain.
  • 1938 : Grand-Convent de Memphis-Misraïm du 27 au 30 août à Lyon. L’initiation aux femmes est adoptée !
  • 1939 : Nommé Fondé de Pouvoirs à la B.N.C.I à Paris. Ce poste lui impose –  ce qui le contrarie-  mais lui permet aussi,  de se déplacer dans les diverses succursales de la banque et favorise donc son action dans les diverses organisations dont il préside et assure la destinée.
  • - : Janvier, passage sous le bandeau de Robert Ambelain qui reconnaît la voix de son questionneur, Constant Chevillon (Il sera reçu apprenti le 24 mars de la même année par le Vénérable-Maître Novaleers, à la Loge La Jérusalem des Vallées Égyptiennes)
  • - : Publie Le vrai visage de la franc-maçonnerie.
  • -: 20 mars, création, avec Swinburne  Clymer, de la F.U.D.O.S.F.I. (Fédération Universelle des Ordres, Société et Fraternité des Initiés), s’opposant ainsi à la F.U.D.O.S.I. (Fédération Universelle des Ordres et Sociétés Initiatiques) créée précédemment en 1934 par Emile Dantinne, Harvey Spencer Lewis et Victor Blanchard. Mais la F.U.D.O.F.S.I. n’aura jamais l’audience et l’aura de sa rivale.
  • - : 2 septembre, dernier Convent National de Memphis-Misraïm. La guerre éclate le lendemain.
  • 1940 : 19 aout, loi d’interdiction et de dissolution des sociétés-secrètes.
  • 1941 : Septembre, première perquisition par la Milice Nationale Française. Est-ce rue des Macchabées à Lyon où il s’était réfugié chez Eugénie Bricaud ? Oui selon Serge Caillet, on peut lui faire confiance !
  • 1942 : Publie Du néant à l’être.
  • 1943 : Arrêté à Clermont-Ferrand, au  siège de la banque,  par la Police Francaise, sa valise, ses papiers et un manuscrit (Les Vitesses Cosmiques ? On ne le saura jamais) furent saisis et non rendus. Relâché le jour même.
  • 1944 : Publie Et verbum caro factum est.
  • - : 25 mars, Domicilié 22 rue des Macchabées dans un domicile annexe à celui d’Eugènie Bricaud,  il est arrêté vers 19 heures 45 par la Milice, bras armé du M.N.A.T. (Mouvement-National-Anti- Terroristes). Ce fait semble contestable, l’identification n’ayant pas été probante, des inconnus se présentant comme fonctionnaires de police mais incapables de présenter des papiers. Mais le témoignage de Madame Bricaud relève des « membres de la Police Politique de Vichy, travaillant de concert avec la Gestapo » et fait état d’un « sous-officier allemand parmi-eux » (Selon Robert Ambelain).

« Nous lui donnons pardessus et cache-col et nous l’avons embrassé toutes deux (Eugénie Bricaud et une amie). Il m’a bien regardé, tout pâle, tout triste. On le fit monter en voiture. Les deux voitures partirent tous feux éteints dans la direction de la Descente des Chouans ».


Le corps de Constant Chevillon est trouvé dans un fossé, vers 22 heures 45, à La Montée des Clochettes, commune de Saint-Fons. Appelons une dernière fois le témoignage émouvant d’Eugénie pour – mieux que nous saurions le faire –  un dernier hommage :
«  Mon malheureux ami, malgré une forte ecchymose à la joue gauche, était reconnaissable, les yeux clos. Je l’avais fait vêtir. La bière capitonnée de satin violet, un coussin sous la tête, j’examinais le pauvre supplicié avant de le voiler de lin ; je laissais ma main sur son front glacé en priant. Je mis une fleur rouge sur son cœur, et un rouleau de parchemin où j’avais relaté tout ce qui s’était passé et les titres du défunt. Ma main resta encore un peu sur ce front qui avait contenu tant de belles pensées et je donnais l’ordre de refermer sur lui, pour toujours, le cercueil ».

Constant Chevillon repose pour l’éternité aux cotés de Jean Bricaud, au cimetière de Francheville-le-Haut.


Publications posthumes :
1946 : La tradition Universelle.
1953 : Méditations initiatiques.
2000 & 2001 : Lettres à Marcelle.

Illustrations :
- Portrait provenant du site weblog-bergerseln, scannérisée en sépia et incrustation de la signature par l’auteur.
- Tombe de Jean Bricaud : Archives de Philippe Encausse

 Sources bibliographiques :
 -Caillet, Serge, La Franc-Maçonnerie égyptienne de Memphis-Misraïm, Paris, Dervy, 2003, 370 pages.
- Castelli, Joseph, La Vérité sur l’Ordre et le désordre du Rite Ancien  et Primitif de Memphis-Misraïm,    Montélimar, Éditions Maçonniques, 2004, 305 pages
- Galtier, Gérard, Maçonnerie Égyptienne, Paris, Éditions du Rocher, 1994, 473 pages
Revue l’Initiation, "Un homme pour notre temps, Constant Chevillon", pages 95-113, in numéro 2/2002.
- Site de l’Ordre de Lyon. 

jeudi 10 septembre 2015

Lettre du président Obama à l'occasion du centenaire de l'A.M.O.R.C.


 
L’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix, connu dans le monde sous le sigle A.M.O.R.C., est un mouvement philosophique, initiatique et traditionnel. Non religieux et apolitique, il est ouvert aux hommes comme aux femmes, sans distinction de race, de nationalité, de classe sociale ou de religion. Reconnu d’utilité publique dans plusieurs pays en raison de sa contribution à la culture, à l’éducation et à la paix, il a pour devise : « La plus large tolérance dans la plus stricte indépendance.
C'est au dix-septième siècle que l'Ordre sortit de son anonymat, à la suite de la publication de trois Manifestes imprimés en Allemagne et en France. Il s'agit de la « Fama Fraternitatis », de la « Confessio Fraternitatis » et des « Noces chymiques de Christian Rosenkreutz », datant respectivement de 1614, 1615 et 1616. Ces trois Manifestes, mêlant des récits à la fois historiques et allégoriques, furent rédigés par un Collège de Rosicruciens éminents : « le Cercle de Tübingen », parmi lesquels se trouvait Valentin Andreae (1586-1654). Quelques années plus tard, en 1623, une affiche émanant du « Collège principal de la Rose-Croix » fut placardée dans les rues de Paris. Cette affiche marqua le début d'un nouveau cycle d'activité pour l'Ordre, qui se fit connaître alors publiquement sous le nom d' « Ordre de la Rose-Croix ». En 1915, un Manifeste fut publié aux États-Unis pour annoncer le nouveau cycle d'activité de l'Ordre, qui fut alors désigné sous l'appellation « Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix » (A.M.O.R.C.) La juridiction française de l'Ordre a repris officiellement ses activités après la deuxième guerre mondiale, le ler janvier 1949. Elle est actuellement l'une des plus importantes du monde et s'étend à tous les pays francophones. 
À l’occasion de la Convention mondiale que l’A.M.O.R.C. a tenue à San Jose, en Californie, du 29 juillet au 2 août 2015, les Rosicruciens présents ont pu découvrir un courrier que Julie Scott, Grand Maître de la juridiction américaine, a reçu de Barack Obama, Président des États-Unis, dans lequel il adresse tous ses « vœux de succès à l’Ordre pour les années à venir ».





LA MAISON BLANCHE
WASHINGTON
12 MARS 2015

« Je suis heureux de me joindre à vous pour célébrer votre 100e anniversaire.
En Amérique, l'histoire n'est pas seulement faite par les présidents et les généraux. Le changement s'effectue souvent lorsque les gens bienveillants et dévoués s'unissent pour construire un avenir meilleur.
Félicitations à l'occasion de votre anniversaire. Au moment où vous portez la réflexion sur vos années de services dédiés à votre communauté, j'espère que vous êtes fier de ce que vous avez accompli. Je vous adresse tous mes vœux de succès pour les années à venir. »

[signé]
Barak Obama

Le site de l'Ancien et Mystique Ordre de la Rose+Croix, c’est : ICI 

mardi 8 septembre 2015

J'ai lu pour vous : RÊVES ET "Dé-LIRE" INITIATIQUES, de Georges Darmon




Réflexions sur trois points a fréquemment soutenu la présentation et assuré la promotion d'écrits et/ou d'ouvrages  qui bien souvent ne bénéficient pas de l'assistance d'un réseau de distributeurs (sans contrepartie et parfois même en retour, quelque coups de bâtons) .

C'est un grand plaisir pour moi aujourd'hui de vous présenter le travail de notre ami et frère Georges Darmon,  Rêves et "Dé–lire" Initiatiques.

C'est le récit auto-biographique d'un parcours qui se veut ordinaire, par un homme qui ne l'est pas ! 

"Un Nomade de la pensée" ? Dans sa préface, Louis Boël, lui, évoque "la Folle Sagesse" faisant remarquer très justement que Georges Darmon bénéficie "d'une autre chance (un autre miracle dirions-nous) est qu'il n'ait pas été ostracisé, montré du doigt comme un vilain canard, ou même comme un  hérétique ou un fou" ! et de poursuivre en valorisant ses dons exceptionnels pour "éviter les écueils des hypothèses conspirationnistes [...] bien distinguer l'éthique, la morale et les us et coutumes, règlements sociaux [...] comprendre que le principal intérêt  de toute mancie est son effet miroir". 

Il est certain que de "vouloir chercher à comprendre" a fédéré - pour une fois - les acteurs de la science et de la religion mais Georges Darmon ne craint pas de s'y colleter : "aujourd'hui, l'homme de la rue s'aperçoit de plus en plus que le paranormal est comme le hasard, un mot inventé par les hommes, expliquant ce que justement, nous n'arrivons pas à expliquer et à comprendre".

Je suis particulièrement (personnellement)  frappé par les nombreux lieux communs avec mon propre parcours qu'il à fréquenté dans son "Tour de France nomado-professionnel". Je retrouve les mêmes passions et illusions, idéaux et déboires, mais... plus que modestement, presque piteusement, j'avoue ne pas avoir su aussi bien "mener ma barque" !

Alors... Venez découvrir ce cheminement exceptionnel, sous le regard attentif de Dante; venez sans crainte ni danger jusqu'aux "frontières d'un univers où vous pourrez vous identifier à d'autres réalités que votre ancien moi, au cours d'un changement de sphère de conscience [...]  pour que grâce à cette histoire, puisse la porte de l'amour universel  s'ouvrir et ne jamais se refermer" !



Présentation par l'auto-éditeur :

Le fait même de parler «d’éveil» laisse supposer que beaucoup d’êtres humains seraient endormis. (G. Gurdjieff).

Georges Darmon nous raconte ici une étrange histoire et mouvementée, non préméditée, de « voyages initiatiques », vécus grandeur nature.

C’est au cours d’une séance de yoga-respiration alternée, puis un lâcher prise par la relaxation, sans se douter de ce qui allait arriver, que se déclenche une montée de « la Kundalini », cette spirale d’énergie vitale qui naît au premier chakra, celui du sacrum, et que nous pouvons développer, tout au long des sept chakras, jusqu’au chakra sacré, situé à la fontanelle. Il se produisit en lui une sorte de transmutation alchimique à travers des rêves éveillés. Ceci lui fit découvrir la présence de son guide intérieur, caché au fond de tout un chacun. Autrement dit « le vrai soi » donnant tout la dimension de la petite phrase célèbre inscrite au seuil du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les Dieux ! »

Cette expérience peut être qualifiée de transpersonnelle. Est-elle la possibilité de vivre des états de conscience dépassant le moi, l’espace, le temps, la causalité ?

Le sujet s’identifie-t-il momentanément à d’autres réalités que son ancien moi au cours d’un changement de sphère de conscience ?

Serait-ce l’histoire de visions créatrices permettant de se mettre en relation avec l’inconscient, et devant la porte d’accès à l’éveil ?

Georges Darmon nous indique que grâce à l’initiation maçonnique qu’il a vécue en 1979, il se retrouva dans un univers familier. Ceci lui permit alors de ne pas sombrer dans la folie voire, vers une issue fatale. D’où l’idée de démontrer l’importance d’une initiation, quelle qu’elle soit.
Cette aventure fut le prélude à de nombreuses découvertes qu’il a pu mettre en application. C’est après plusieurs approfondissements, de mûres réflexions et des formations scientifiques accélérées, qu’il acquiert l’intime conviction de ne pas se tromper et décide de nous faire partager ses péripéties. 


Georges Darmon sera présent au Salon de l'Invention le 12 Septembre 2015 et y dédicacera ses oeuvres

 


L'auteur :



Georges Darmon n'est pas un inconnu pour les lecteurs de Réflexions sur trois points. Nous avions eu l'occasion en septembre 2014, de vous présenter un véritable chef d’œuvre dans la ligne directe de Saint-Yves-d'Alveydre, LES 
TRACÉS DE LUMIÉRE : ICI






RÊVES ET "Dé-LIRE" INITIATIQUES, de Georges Darmon, Autoédition, 2015, 199 pages. 

En vente chez l'auteur, : www.franc-maconnerie-alchimie.com
Adresse mail : darmon.georges@orange.fr

jeudi 3 septembre 2015

L'Orient et les francs-maçons




C'est le thème de ce 42° numéro de la revue FRANC-MAÇONNERIE magazine.


Au sommaire :
  • Le mythe de l'Orient, fondamentaux, par jiho.
  • Rendez-vous à Toulouse pour le salon du livre et de la culture maçonnique, par Hélène Cuny.
  • Les francs-maçons dans la civilisation numérique, par Bernard Ollagnier.
  • Franc-Maçonnerie internationale, par Jiri Pragman.
  • Que transmettre à nos enfants ? par Jean-Moïse Braitberg.
  •  L'Orient et les francs-maçons, histoire, mythe et politique par Thierry Zarcone.
  • L'âge d'or des francs-maçons dans la Syrie ottomane, par Saïd Chaaya.
  • Tanit, une loge féminine au Liban, propos recueillis par Hélène Cuny.
  • Toute la lumière vient de l'Orient, la Haute maçonnerie Égyptienne de Cagliostro par Pierre Mollier.
  • Orient et Occident, les tourments de la raison et les lumières d'Averroès, par Henri Pena-Ruiz 
   Et les traditionnelles rubriques : Critique livres, Confidences, Découverte, Jean Acacio au pays des francs-macs, Petites annonces, Le saviez-vous .


FRANC-MAÇONNERIE magazine, abonnements, c'est: ICI

 
 

mardi 1 septembre 2015

Le numéro 255 de la revue ROSE+CROIX est paru !





A la une de ce numéro, nos placerons l'étude de Louis Caillaud, Jean-François Champollion, qui réussit en une douzaine de pages à nous présenter une biographie très complète, synthétique et fort bien illustrée.

Nos lecteurs connaissent bien cet auteur qui a récemment produit un roman, La butte de Djémé,  que nous avons eu le plaisir de  vous faire connaître : ICI

Au sommaire de ce numéro d'automne 2015 :

- A propos du pardon et du karma, par C. Bernard.
- Fraternité, par J.M. Béduin.
- Jean-François Champollion, par L. Caillaud.
- Le pain, par M. Vadier.
- S'il-te-plait, dessine-moi un mystique, par M. Auzas-mille
- Documents d'Archives de l'Amorc : de la Fama Fraternitatis à la Nouvelle Atlantide.

Abonnement à la revue Rose+Croix, c'est : ICI
 

mardi 11 août 2015

Série : Grandes figures du passé, Victor Blanchard.



Victor-Alfred
BLANCHARD
1877-1953

Fondateur de l’O.M.S. (Ordre martiniste et Synarchique), méconnu et oublié, on a retenu de Victor Blanchard son attitude courbée vis-à-vis des autorités durant la seconde guerre mondiale, d’avoir un peu trop chargé la mule pour se défausser. En fait, comme nous le verrons bientôt pour Jean-Henry Prost-Biraben, il n’a cherché qu’à se protéger durant cette période de chasse à l’homme où des comportements bien plus graves, collaborationnistes, n’ont pas manqué de s’affirmer ! Homme d’action, certes, surtout mis en lumière par sa rivalité avec Joahny Bricaud, sans qu’il ait vraiment marqué dans l’histoire de Memphis-Misraïm.


Qui est-t-il ?



Il est né à Versailles, le 10 juillet 1877. On ne sait rien de son milieu familial, sa vie profane est celle d’un haut-fonctionnaire au service de l’état, qu’il quitta en 1940 par retraite anticipée pour ne pas servir le régime de Vichy. Secrétaire-Rapporteur à la Chambre des Députés, également Chef du Secrétariat-Général de la Présidence de l’Assemblée-Nationale ; conjointement Chef du Service des Archives, c’est donc une personnalité qui côtoie de près le monde parlementaire dont nous savons qu’un bon tiers est franc-maçon à cette époque. Il sera également Président de l’Amicale des Fonctionnaires.

Nous sommes bien renseignés sur son parcours initiatique. Dés l’âge de 20 ans, il s’intéresse à l’occultisme.

• 1900 : Adhésion à l’Ordre Martiniste, à l’École Supérieure Libre des Sciences Hermétiques de Papus.
• 1906 : Papus fonde le 15 novembre la Loge Humanidad de l’Antique et Primitif Rite Oriental de Memphis-Misraïm. Il semble probable que c’est à cette date qu’est initié Victor Blanchard puisqu’il y est nommé Secrétaire.
• 1908 : Admis 30° et 90°, il est l’un des principaux collaborateurs de Papus, fréquente Charles Detrè (Téder) avec qui il co-organise le Congrès-Spiritualiste du mois de Juin. Il en sera le Secrétaire-Général.
- Adhésion à l’Ordre du Temple Rénové (René Guénon). Attention à ne pas le confondre avec Charles Blanchard. Il en démissionnera dés l’année suivante, sur injonction de Papus.
- Adhésion à l’O.K.R.C. (Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix), y est rapidement reçu Bachelier puis Licencié.
- Il fonde la Loge Melchisédech.
• 1912 : la Loge Melchisédech prend le statut de Grande Loge (qui confère 7 grades). Succés court, elle ferme à la fin de l’année !
• 1914 : Consacré Evêque par Papus dans l’Église de Jules Doinel.
• 1915 : Reçu Docteur en Kabbale à l’O.K.R.C.
• 1916 : Charles Detrè, à la mort de Papus, lui confie des responsabilités au sein de l’Ordre Martiniste.
• 1918 : Régularisé Diacre, Prêtre, puis consacré Evêque (Tau Targelius) par J. Bricaud, Église Gnostique Universelle.
- Démission de l’O.R.K.C. lors de la mainmise de J. Bricaud.
- Adhère à l’Ordre du Lys et de l’Aigle.
• 1919 : En qualité de Haut-dignitaire de l’Ordre Martiniste, il signe au mois de janvier, un traité d’alliance avec l’Ordre du Lys et de l’Aigle (Duprè-Semelas)
• 1920 : Il crée le 3 novembre*, en opposition aux Ordres de Bricaud, l’Union Générale des Martinistes et des Synarchistes, ou Ordre martiniste et Synarchique (O.M.S.) dans la tradition de Papus et en hommage à Saint-Yves d’Alveydre. Il en est le premier Grand-Maître. Pas plus chanceux (ou viable) que la Loge Melchisédech, l’Ordre entre en sommeil en 1922, faute de combattants semble-t-il.
• 1933 : 6 aout, Président du groupe de Paris de la Fraternité des Polaires.
• 1934 : Réveil de l’O.M.S.
- Co-fondateur et l’un des 3 imperators de la F.U.D.O.S.I. (Fédération Universelle des Ordres et Sociétés Initiatiques), premier Convent international la même année. Il avait la juridiction spéciale du martinisme et des fraternités Orientales.
- Il y reçoit l’initiation (échange entre les trois imperators) dans l’Ordre Pythagoricien (nommé Archonte des sciences et des arts) et à la Rose-Croix Universitaire (Sar Hieronymus).
- Constitution du Suprême Conseil International de Memphis-Misraïm.
- Signature d’un traité entre l’O.M.S. et l’Ordre du Lys et de l’Aigle, dont il est fait Commandeur à titre honoraire.
•  1936 : 2° Convent de la F.U.D.O.S.I.
• 1937 : 3° Convent de la F.U.D.O.S.I., au mois d’aout. Préalablement, par lettres-patentes du 9 et 30 juillet, Victor Blanchard mandate Harvey S. Lewis, imperator de l’A.M.O.R.C. pour représenter l’O.M.S. sur le continent américain (sans donner suite).
• 1938 ?
• 1939 : 4° Convent de la F.U.D.O.S.I., du 4 au 7 septembre. Les choses se passent mal pour Victor Blanchard, qui se sentant investi par « l’oracle kabbalistique de l’Agartha » vient de s’autoproclamer Grand-Maître Universel de la Rose-Croix… Il est donc destitué et c’est Augustin Chaboseau, de l’O.M.T. (Ordre Martiniste Traditionnel) qui devient le 3° Imperator de la F.U.D.O.S.I. Année charnière puisque l’O.M.S. suit de fait la sortie de son Grand-Maître et que nombre d’officiers (dont Georges Lagrèze, Jeanne Guesdon) rejoignent l’O.M.T. Augustin Chaboseau remplace également Victor Blanchard à la Présidence de la Chambre de Direction de l’O.K.R.C. Un deuxième nouvel Imperator de la F.U.D.O.S.I. est nommé, Ralph Maxwell Lewis en remplacement de son père, Harvey-Spencer décédé. Il y reçoit patente d’Augustin Chaboseau d’installer aux Etats-Unis l’O.M.T.
Autant 1933 fut l’année du zénith pour Victor Blanchard, autant 1939 sera celle de l’année noire !
• 1940 : Victor Blanchard demande et obtient sa mise à la retraite anticipée.
• 1944 : 31 mars et 1° avril, la police spéciale des sociétés dissoutes perquisitionne au domicile de Victor Blanchard. Le butin est précieux, l’historien Serge Caillet en donne le détail précis (reproduction du procès-verbal des inventaires) dans le numéro 146/2006 de la Revue Renaissance Traditionnelle : 18 sacs, 3 malles, 1 valise ! L’ensemble constitue une riche bibliothèque, ses décors maçonniques. Je n’y vois aucun dossier d’archives (à part ses diplômes personnels), ni la confirmation d’appartenance de Victor Blanchard au Grand Orient de France et de son rang au Grand Collège des Rites.
C’est l’épisode malheureux de l’envoi aux services des sociétés secrètes, de la fameuse note (15 pages manuscrites) où Victor Blanchard se défausse pitoyablement (mais aussi biaise savamment pour protéger ses amis ou anciens amis). Il est vrai qu’il n’était pas du tout obligé d’en faire autant…
• 1945 : Victor Blanchard (Tau Targelius), consacre évêque Robert Amadou (Tau Jacques) au sein de l’Eglise Gnostique Universelle.
• 1946 : Il préside toujours aux destinées de l’O.M.S. (et ce jusqu’à sa mort), qu’il représentera au 5° Convent de la F.U.D.O.S.I. du mois de juillet : réconcilié, réintégré (et sagement... aux cotés de l’O.M.T. !) mais ne retrouve pas son siège d’Imperator.
• 1951 : Dissolution de la F.U.D.O.S.I., Victor Blanchard y perd sa dernière occasion d’occuper une position internationale.
• 1953 : Il rejoint l’Orient-éternel le 14 mars, à son domicile du 60 avenue de Breteuil à Paris.

Sauf erreur, l’O.M.S. est toujours actif, il possède quelques loges en France et à l’étranger, mais le siège de son activité serait basé en Angleterre. Apparemment, aucun site internet en langue française.

Ajout du 08.03.2010 : Contribution de Christian, abonné.


Permettez-moi d’ajouter une précision sur le nom de l’ordre. A sa création en novembre 1920, l’ordre fondé par Blanchard s’appelle l'Union Générale des Martinistes et des Synarchistes ou Ordre Martiniste Synarchique, puis l’année suivante ce nom devient Ordre Martiniste et Synarchique (O.M.S.). Cet ordre avait peu d’activités, car Blanchard s’occupait plus de l’ordre des Polaires, dont il deviendra le grand maître en 1933, que du martinisme. Ce n’est qu’en 1934, avec la F.U.D.O.S.I., que l’O.M.S. a commencé ses activités. Ces dernières se limiteront à la transmission d’initiations données dans le temple des Polaires, 36 rue Junot, car l’OMS n’avait pas de loge. En 1939 l’O.M.S. est rapidement rentré en sommeil, car ses membres, lassés par l’inactivité de l’ordre, avaient tous rejoint l’Ordre Martiniste Traditionnel (O.M.T.)


Pour ce qui est des groupes se revendiquant actuellement de l’O.M.S. il faut savoir qu’ils se placent dans la lignée de Louis Bentin. Ce dernier était un membre de l’O.M.T. à Londres. En 1958, il voulut s’émanciper de l’autorité de Ralph M. Lewis, le souverain grand maître de l’O.M.T., et demanda une charte à Emile Dantinne et Jean Mallinger. Or, ces derniers avaient quitté l’O.M.S. en 1939 pour rejoindre l’O.M.T. qu’ils quittèrent en 1946 pour fonder l’Ordre Martiniste Universel (O.M.U.). En 1958, c’est Edouard Bertholet était alors le grand maître de l’O.M.U. et la charte que Louis Bentin reçut de ce dernier n’était donc pas pour l’O.M.S mais pour l’O.M.U. Cela n’empêchera pas Louis Bentin (Sar Gulion) de se réclamer aussitôt de l’O.M.S. et de fonder les groupes qui existent actuellement... Etonnant !

* le 3 janvier 1921 selon Gérard Galtier.





Sources bibliographiques

AMADOU, Robert, Notice sur le sacerdoce et l’épiscopat de Mgr. Victor Blanchard, H.C., 1945
CAILLET, Serge, Sar hièronymus de la Fudosi, Paris, Cariscript, 1986, 119 p.
- Victor Blanchard interrogé par le service des sociétés secrètes, in Renaissance Traditionnelle, n° 146/2006, pages 100-132.
GALTIER, Gérard, Maçonnerie Egyptienne, Rose-Croix et néo-chevalerie, Paris, Ed. du Rocher, 1994, 474 p.
MALLINGER, Jean, Visage des Grands initiés, in Revue du magnétisme, n°33/1980, pages 1548-1550.





Bibliographie : Nous ne lui connaissons aucune activité littéraire.

Illustration : www.ordenmartinista.org/











samedi 1 août 2015

Série : Grandes figures passées, Hans Grüter






Hans Grüter, 1874-1953

Personnalité douce et attachante, cultivant l’amour du beau et du vrai, tel Péladan, Hans Grüter se démarque totalement des occultistes de son époque. L’on sait presque tout de sa vie profane, et… presque rien de son parcours initiatique. Rarement cité dans l’histoire de l’A.M.O.R.C. (Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix), aujourd’hui presque oublié alors qu’il fut le premier Grand-maître en France, aucune loge de l'A.M.O.R.C., à notre connaissance, ne porte son nom.



Qui est-il ?

Hans Grüter nait à Ruswil, Canton de Lucerne (Suisse) le 14 juin 1874. Pour financer ses études de technique dentaire à Zurich, il devient secrétaire dans une association au service des indigents avant de partir pour la France exercer dans un cabinet à Sens, comme mécanicien. Soucieux de se perfectionner (sa vie durant, il ne cessera d’étudier et d’expérimenter) il part aux États-Unis, s’inscrit à la Faculté dentaire de l’Université de Pennsylvanie d’où il sort en 1898, Docteur en Chirurgie dentaire. Il à 24 ans, auréolé d’un diplôme prestigieux (rare à l’époque de se prévaloir d’un grade américain !) il pratique son art comme assistant à Locarno. Il pourrait s’établir à son compte, mais préférant encore et toujours se parfaire, il s’inscrit à l’École de Médecine de Paris en 1909. En 1912, le Docteur Hans Grüter s’établit place Masséna à Nice. Nice, ville natale de Joseph Garibaldi, Grand-Hièrophante de Memphis-Misraïm...Il y fera toute sa carrière avant de prendre sa retraite en 1945 dans le canton du Tessin, à Locarno.

Place Masséna, Nice, au début du XX° siècle.

Si l’on est peu renseigné sur la carrière de l’initié, en revanche nous avons pléthore d’informations sur ses qualités, ses gouts, ses facultés et ses dispositions pour le mysticisme, l’occultisme : projections éthériques, visions. Hans Grüter subit d’importantes opérations chirurgicales dont il fera des récits détaillés et avalisés par les médecins et infirmières. Dès son plus jeune âge, il s’interroge : « La pensée humaine fut déjà l’objet de mon admiration quand j’avais à peine 14 ou 15 ans. Je me demandais alors et je me le demande encore maintenant, comment et pourquoi l’homme peut-il penser ? »

Son pouvoir magnétique était important, nul ne pouvait le rencontrer sans être troublé par la fascination qu’il exerçait (pour le bien) sur son prochain.Aucun étonnement donc à ce qu’il se soit spécialisé dans la radiesthésie-médicale, où il obtient des résultats efficaces dans le domaine du diagnostic. C’est aussi un inventeur : il met au point le Biométroscope (mesure des ondes humaines avec échelle de degrés « grüter ») puis le Bioradiateur (régulateur des ondes humaines) et enfin, un dispositif enregistreur des ondes humaines captées.

Moins heureux dans le domaine du paranormal, il publie un livre en 1939 – qui se voulait le premier d’une série - Les Merveilles des ondes pendulaires des chiffres arabes, 1er volume. Préface de M. L. Turenne. C’est un échec, d’autant plus mal accepté que l’A.M.O.R.C. lui-même s’en écarta prudemment. Après la guerre, il publia en 1947 deux monographies : La Sainte Sidone de Turin et le Mystère de Thérèse Neumann de Konnersreuth éclairci (non référencés, introuvables).

Faute de pouvoir consulter les archives, nous avons peu d’éléments pour retracer le parcours initiatique de Hans Grüter. Plutôt que de se hasarder en conjectures, bornons-nous à relever ce qui est solidement établi :

 Nous ignorons quand et où il reçut la lumière, mais sans trop courir de risque, il nous parait tout-à-fait plausible que ce fut à Nice. Georges Lagrèze y vivait (par intermittence) depuis 1924 ou 1925, Grand-expert, Député et Chevalier d’éloquence au Chapitre Chevaliers de la fraternité. La relation semble évidente.
  • En 1925, Harvey Spencer Lewis Imperator de l'A.M.O.R.C. fait la connaissance d'un français expatrié aux Etats-Unis, Maurice Jacquet, Chef d'Orchestre et ami d'André Mauprey de son vrai nom André-Jacques Bloch, 1881-1939, Compositeur-librettiste, Président de la Société dramatique européenne (S.A.C.D., Société des Auteurs-Compositeurs Dramatiques).
  • En 1926, H.S.Lewis,  est de passage à Nice. Il y rencontre André Mauprey , et le nomme Légat de l'A.M.O.R.C. pour la France, avec Charles Levy comme Grand-Secrétaire. Dans les années qui suivirent, deux loges sont installées, à Paris et à Nice. C'est à notre connaissance la première manifestation officielle et concrête d'implantation sur le vieux-continent, après la tentative sans lendemain de 1921, par Hélène Statoff-Poirier, qui fait une sorte "d'appel d'offre" dans la revue Le voile d'Isis, page 293.
  • 1930 : Hans Grüter adhère à l'A.M.O.R.C. grâce à son ami, le Docteur Clément Lebrun, 1863-1937 (qui quittera Nice en 1933, pour succéder à Charles Dana Dean, Grand-Maître pour les Etats-unis).
  • 1931 : Nomination à la charge de Grand-Maître de l’A.M.O.R.C. pour la France, à la mort de Charles Levy, Grand-secrétaire. Titre honorifique ? Manque de motivation ? Rien de très concret ne semble avoir été réalisé jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. A sa décharge, sa culture le portait davantage sur le secret plutôt que le discret, comme l'on affirme maintenant (à juste titre).
  • 1933 : Il est 33° 90° 95, S.I. (Supérieur-Inconnu) dans l'Ordre Martiniste  (de Bricaud) et Vénérable-Maître du chapitre Philantropie Ecossaise Internationale Sub Rosa de Nice. Avec Georges Lagrèze, il quitte les structures de Jean Bricaud (c’est donc qu’il était initié depuis longue date) pour rejoindre le grand projet élaboré par Armand Rombauts, la création d’un Suprême Conseil International de l’Ordre Maçonnique Oriental de Memphis et Misraïm (ou Suprême Conseil International du Rite Ancien et Primitif de Memphis et Misraïm. Suit-il son mentor Georges Lagrèze à l’Ordre Martiniste et Synarchiste de Victor Blanchard ? Je ne sais, mais martiniste, assurément selon l'historien Christian Rebisse (Rose-Croix, histoire et mystères, page 392).
  • 1934 : Hans Grüter, qui siège au Convent de Memphis-Misraïm du 8 au 14 aout, y exerce la fonction de grand-Maître des Cérémonies, représentant la France et la Suisse). Le 10 aout, le convent ratifie l’octroi de la charte autorisant Georges Lagrèze à établir un Souverain Sanctuaire pour la France et la Suisse, l’établissant comme Souverain Grand-Maître. Son Substitut Grand-Maître est… Hans Grüter 33° 90° 97 ! Mais à la fin de l’année, Georges Lagrèze ferme les loges symboliques, conservant à ses cotés les fidèles : Prost-Biraben, Jean Chaboseau, Maurice Fallot et Hans Grûter. De ce noyau, grossi en 1939 par Robert Ambelain une nouvelle aventure commencera bientôt.
  • 1934, et dans la suite immédiate du Convent de Memphis-Misraïm, se tient le premier Convent général de la F.U.D.O.S.I. (Fédération Universelle des Ordres et Sociétés initiatiques). Il siège en tant que Grand-Maître de l’A.M.O.R.C. pour la France (Sar Johannes). Rappelons pour mémoire que l’A.M.O.R.C.-Suisse (August Reichel) est une entité indépendante. Hans Grüter représente également Memphis-Misraïm en tant que Substitut Grand-Maître (C’est donc que G. Lagrèze a quitté Bruxelles, n’y assistait pas ? C’est un fait non relevé jusqu’ici, semble-t-il !).
  • 1935 : Après l’exclusion de Memphis-Misraïm de la F.U.D.O.S.I., il démissionne de sa charge de Substitut Grand-Maître, il est remplacé par Prost-Biraben.
  • de 1935 à 1945, excepté  ses participations aux convent de la F.U.D.O.S.I.,nous n'avons aucune indication sérieuse pour l'instant et ne pouvons que supposer qu'Hans Grüter poursuivit son parcours maçonnique "local", à Nice jusqu'à sa retraite, tout en conservant sa maitrise toute symbolique semble-t-il de Grand-Maître de l'A.M.O.R.C.France.
  • Participa-t-il au 2°Convent de la F.U.D.O.S.I. de 1936 ? Très certainement.
  • 1937 : On note sa participation au Convent de la F.U.D.O.S.I représentant l'A.M.O.R.C.France,  et officiant en compagnie du Docteur Bertholet, Harvey Spencer Lewis pour l'ouverture des travaux. C'est l'année où son adjointe Jeanne Guesdon et son ami Georges Lagrèze quittent l'O.M.S. (Ordre martiniste et Synarchique de Victor Blanchard) pour l'O.M.T. (Ordre Martiniste Traditionnel) d'Augustin Chaboseau : il serait logique qu'il en fit autant !
  • Des assemblées de la F.U.D.O.S.I. tenues en 1939, puis de 1947 à 1951, date de sa dissolution, nous manquons d'éléments pour y relever sa présence : peu probable compte tenu de son état de santé, très grave opération en Septembre 1946 qui le laissera très affaibli, surtout les deux dernières années de sa vie. 

Les activités de l’A.M.O.R.C. ne semblent guère avoir de développement sous la maîtrise de Hans Grüter, fort bien secondé par sa secrétaire Jeanne Guesdon qui lui succédera à son départ pour l’orient éternel le 20 Octobre 1953 à Locarno. Il était dans sa 80° année, laissant trace d’un homme de grande courtoisie, érudit, d’un spiritualiste éminent fort écouté, rayonnant !



Sources bibliographiques:
CAILLET, Serge, La Franc-Maçonnerie Egyptienne de Memphis-Misraïm, Paris, Cariscript, 1988, 182 p.
GALTIER, Gerard, Maçonnerie Egyptienne, Paris, Ed. du Rocher, 1994, 474 p.
REBISSE, Christian , Rose-Croix, Histoire et mystères, Le Tremblay, Diffusion Traditionnelle, 2003, 448 p.
REVUE ROSE-CROIX, Le Docteur Hans Grüter, Grand-Maître Rose-Croix, par H. Jacotte,  Edité par l‘Amorc, Villeneuve Saint-Georges, Numéros de juin (pages 24-28) et septembre (pages 19-22) 1961

Source illustrations : Hans Grüter, avec ses décors de Vénérable-Maître, site memphismisraim.netfirms.com
Place Massenna, Nice  et Locarno, Suisse : collection privée de l'auteur.


mercredi 22 juillet 2015

Celui qui voulait faire la guerre des blogs maçonniques.



Publié par La Maçonne sur 22 Juillet 2015, 13:41pm 




Tout avait commencé par le dépôt à l’INPI de l’expression « blog maçonnique » par Géplu, le repreneur du blog hiram.be. Je ne compte pas revenir sur ce dossier. Nous connaissons un autre exemple avec Vigier – de cette maladie des marques qui a touché quelques frères, fort heureusement l’épidémie a été stoppé, bien que nous n’ayons pas formulé de vaccin.

Ce dernier souhaitait lui devenir propriétaire du Rite Primordial. Depuis lors, hiram.be est devenu un blog commercial et donc profane – comme son propriétaire le souhaitait ... en tout quiétude. Je souligne aussi que la session de ce blog fut contre échange de monnaies sonnantes et trébuchantes par Jiri Pragman, expliquant le besoin de rentabiliser cette petite affaire. Bref, ces deux personnages ont fait d’un blog maçonnique une affaire de fric - ce qui ne fait jamais bon ménage - et rien d’autre, avec pour première conséquence de vouloir supprimer leur concurrent direct, le blog Gadlu.info. La « Guilde des Blogueurs maçonniques » surgissant de nulle part est intervenu, en publiant un « appel » défendant les intérêts de Gadlu.info et des blogs maçonniques en général.

Depuis lors, Géplu s’en est pris à plusieurs blogs et blogueurs, n’hésitant pas à abuser de sa mauvaise prose, dont le mien – bien entendu – Après tout, ne suis-je pas une faible femme sans défense et devant prendre peur ? – celui de Jean-Laurent Turbet, sorte « d’ennemi héréditaire » puisque à la GLDF, celui de François Koch, qui cumule les handicaps, étant à la fois profane, journaliste professionnel tenant un blog sur la franc-maçonnerie des plus lus (pour ne pas dire le plus lus). Il fut, entre autre chose, cette année accusé de plagiat par François Koch – qui soulignait ceci :
« Enfin, dans votre réponse, vous justifiez votre combat contre notre blog, votre animosité personnelle manifeste, par une interview que j’ai accordée il y a un an à Noé Lamech, auteur du Blog GADLU.INFO, qui a été contraint de jeter l’éponge en raison de vos attaques si peu fraternelles. Je vous rappelle que votre principal concurrent s’est retiré de la blogosphère maçonnique parce que vous avez porté atteinte à l’étanchéité entre sa vie privée de blogueur maçonnique et sa vie professionnelle sensible. Pour cette raison, dix blogs maçonniques ont signé un appel contre vous, un appel que j’ai en effet soutenu (sans pouvoir le signer puisque je suis profane)

Géplu est envieux sûrement, nombriliste bien plus encore. Ce personnage, hautement qualifié pour faire la leçon aux autres, nous le prouve encore une nouvelle fois. Il ose écrire à l’intention de Jean-Laurent Turbet, au sujet d’un article dont il n’est pas même l’auteur mais publié sur son blog, ceci :
Déjà l’an dernier, quand j’avais repris le Blog Maçonnique, « Monsieur » Turbet, que je ne connais pas et n’ai jamais vu ni rencontré, s’en était pris à moi pour des motifs dont je cherche encore le bien-fondé (quoique…) avec des propos d’une violence dépassant largement ce qui est admissible entre frères. Partant du principe que tout ce qui est excessif est insignifiant j’avais préféré ne pas répondre. Voilà qu’aujourd’hui le flagorneur officiel de la direction de la GLDF, quelle qu’elle soit, remet ça à l’occasion d’un article qui se permet une critique sur les déclarations du nouveau Grand Maître de la Grande Loge de France. Un vrai crime de lèse-majesté ! Logique : en bon toutou qu’il est il doit s’empresser de montrer son allégeance à son nouveau (grand) maître. N’oublions pas que nous sommes là sur un blog «indépendant» ! Il nous l’a assez seriné !

Il faut reconnaitre qu’il a la rancune bien tenace, le bougre ! Il n’a pas digéré – c’est le moins que l’on puisse dire – le « halte-là- des blogs maçonniques devant ses dérives.
De lire, sous sa plume : « tout ce qui est excessif est insignifiant » va nous rendre la semaine bien joyeuse, tant c’est confondant de ridicule devant la muflerie de sa prose. Comment peut-on accepter qu’un blog – blogueur – soit-disant maçonnique s’abaisse à ce genre de guéguerre testostéronée et mononeuronale ? Il faut avouer que nous avons Alain Graesel dans le genre… et qu’au bout du compte, on s’habitue à n’importe quoi (et n’importe qui !).

Et pour plagier Jiri Pragman, je peux dire ceci au sujet du blog Hiram.be : " Cet anonyme blogueur de la 25ème heure accumule les pseudos analyses fielleuse. Dispensable donc !Dommage que le GODF ne fasse pas respecter un code de bonne pratique internet ! "

D’ailleurs, on se demande aussi, ce que a foutu le GOB durant 10 ans.

Dans une longue diatribe, Géplu défend lourdement et péniblement son article, signé par un certain Martial Gabin - un pseudonyme - qu’il aurait pris courageusement pour faire « y’a plein de gens qui m’aiment et qui veulent participer à mon blog ». 

Celui qui voulait faire la guerre des blogs maçonniques est, à ce jour, isolé. Non pas parce qu’il avait déposé « blog maçonnique » à l’INPI, ce qui aurait été suffisant – vous me direz – pour l’éloigner sagement de nos activités de blogueurs gratuits, indépendants et qui, crime entre tous, « ne sont pas des journalistes professionnels » - mais du fait et uniquement de ces insultes et agressions régulières & peu diverses.

C'est bien cela son drame personnel, il pourra faire ce qu'il veut - et même le faire bien - qu'il sera toujours "celui qui veut faire la guerre avec les blogs maçonniques", "celui qui a acheté un blog maçonnique", "celui qui insulte et menace des frères et des sœurs", entachant la moralité de tous ceux qui l'approchent nous les rendant suspicieux.

Pour revenir sur le fond, qui est – malgré tout – la première interview du nouveau Grand Maître de la GLDF, je n’avais pas fait de ces analyses dont j’ai le secret, considérant que « venant de débarquer », il aura bien à faire au sein de son obédience. En le lisant, je me suis demandée : Sommes-nous sûrs qu’il était bien en France ces trois dernières années ? Laissons lui , donc, le temps de lire les statuts des différentes associations, comme la CMF et l’IMF … De ce mettre au parfum, en somme.

Géplu a décidé d'attaquer un nouveau Grand Maître, dès sa première interview. Et il s'étonne que cela ne plait pas? C'est pourtant le jeu, mon pôvre Géplu, quand on veut faire de "l'analyse obédientielle", il faut avoir des arguments ... et plus d'un neurone.
Lilithement vôtre,