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Ce blog n’est pas rosicrucien, martiniste ou maçonnique, mais s'intéresse à ces trois courants initiatiques et traditionnels.

lundi 12 janvier 2015

Série Grandes figures du passé, Alexandra David-Néel.


Alexandra David-Néel, 1868-1969
La lampe de Sagesse 

Féministe et libertaire, théosophe (1) et franc-maçonne(2).

Qu’une chanteuse d’opéra devienne écrivain, voire-même journaliste, cela est concevable, mais au début du XXéme siècle, qu’elle se marginalise en étant orientaliste-tibetologue pour enfin devenir exploratrice (on disait « aventurière » à cette époque) et soit la première femme occidentale à parvenir clandestinement jusqu’à Lhassa, voilà qui sort vraiment de l’ordinaire ! Centenaire à sa disparition, elle venait tout juste de renouveler son passeport…

Qui-est-elle ?

Louise, Eugénie, Alexandrine, Marie David nait le 24 Octobre 1868 (Saint-Mandé), sous le second-empire, de l’union  d’un Instituteur protestant, Louis David, la cinquantaine passée et d’une jeune Bruxelloise, catholique fervente. Le couple se supporte sans véritablement s’entendre, vit comme deux étrangers et Madame David n’éprouve aucune tendresse pour la petite Nini qui grandit dans un milieu triste et mesquin, voire empreint de méchanceté.  Le pensionnat en sera pour elle une délivrance.

Pour ne pas alourdir la lecture, nous occultons délibérément de la déclinaison ci-dessous, la production littéraire volumineuse d’Alexandra David-Néel, préférant livrer en suite, une Bibliographie qui se veut exhaustive :
  • 1874 : Pensionnat dans une école Calviniste, à Ixelles en Belgique.
  • 1876 : Convertie (?) au Protestantisme, pensionnaire au Couvent de Blois-Fleuri.
Au cours de ces années, ses études religieuses la conduisent très rapidement vers le mysticisme et découvre - déjà – au fil de ses lectures, la philosophie orientaliste. De son propre aveu, elle se soumet à des pratiques carmélites qui endurcissent le corps (elle dort sur un lit de planches) et ouvrent l’esprit…
  • 1883 : Fugue depuis Ostende, direction l’orient : elle ira tout de même, à 15 ans, jusqu’au bord du Lac Majeur, en Italie !
  • 1886 : S’inscrit au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles.
  • - : Part de Bruxelles en… vélo et visite l’Espagne !
  • 1888 : Présentation à la Cour de Belgique.
  • 1889 : Premier prix de chant théâtral français.
  • - : Voyage à Londres, rencontre Mrs. Morgane de la Société Gnose Suprême et poursuit ses recherches orientalistes. Contacte (date indéterminée) à la Société théosophique de Madame Blavatsky.
  • 1890 : Retour à Paris, s’inscrit  à la Sorbonne, où elle suit les cours de l’École des Hautes-Études sur les civilisations orientales. L’ami de son père, Elisée reclus lui ouvre les portes du Musée Guimet, rencontre décisive ! Elle adhère au Bouddhisme.
  • 1891 : Premier voyage : Ceylan, l’Inde ! Aperçoit-elle les hauteurs de l’Himalaya ?
  • 1892 : 7 juin, à Adyar, elle adhère à la Société Théosophique.
  • 1893 : Rencontre avec Annie Besant.
  • 1895 : débute et poursuit sous le nom d’Alexandra Myrial, une carrière de chanteuse d’opéra à Hanoï en Indochine, où elle interprète un répertoire de première catégorie : Traviata, Lakmé, Carmen, Thaïs, etc.
  •  
  • 1897 : Retour à Paris, vit avec le pianiste Jean- Haustont.
  • 1899 : Novembre, 3 mois d’engagement à l’Opéra d’Athènes.
  • 1900 : Juillet, Opéra de Tunis. Alexandra fait la connaissance de Philippe Néel de Saint-Sauveur, Ingénieur-en-chef des Chemins de fer tunisiens..
  • 1902 : Prend la direction du Casino de Tunis et met un terme à sa carrière d’artiste lyrique.
  • 1904 : 4 Aout, mariage avec Philippe Néel (3). Depuis des années, elle poursuit parallèlement ses activités d’orientaliste, publie au Mercure de France, à La Fronde,  aux quotidiens du Soir de Bruxelles et de l’Aurore.
  • - : le 11, soit 7 jours après son mariage, part seule visiter les Alpes !
  • - : le 16, Alexandra est à Paris tandis que Philippe repart à Tunis, seul…
  • - : Le 21 décembre, mort de son père. Retour à Tunis.
Une pause pour faire le point : ce couple ne sera pas plus heureux en amour que celui de son enfance, mais les différences sont grandes, remarquables : Philippe Néel accepte une séparation « de fait », demeure un ami fidèle et sera en quelque sorte l’intendant de base-arrière des longues (jusqu’à 14 ans…) escapades de sa singulière épouse. S’ensuit et c’est ce dernier point qui est particulièrement important, une correspondance qui débute donc ce 11 août 1904 et qui ne se terminera qu’à la mort de Philippe survenue en 1941 ! Réelle complicité dans l’amitié.
  • 1905 : Donne une conférence au Congrès de la Libre-pensée, à Paris.
  • 1907 à 1910 : nombreux déplacements (Paris, Belgique, Tunis, Londres, Suisse, Rome) et intense activité littéraire.
  • 1911 : Départ de Tunis le 9 aout pour Colombo, une seconde vie va prendre naissance. Visite au siège de la Société Théosophique à Adyar, nouvelle rencontre avec Annie Besant.
  • 1912 : Rencontre le 15 avril, le XIIIéme Dalaï Lama, en visite au nord du Bengale
  • .- : Première « excursion » sur le versant nord de l’Hymalaya, puis le Népal, et Noël à Katmandou.
  • 1913 : Expédition au Sikkin, au Bhoutan.
  • 1914 : Nord Sikkin. Première rencontre avec Aphur Yongden alors âgé de 15 ans.  

  • - : Octobre, à la frontière du Tibet, elle s’installe  dans une caverne et mène une vie d’ascèse et de méditation. Elle étudie et met en pratique le Tsam, le Toumo. 

                          1914                                                      2007

  • 1915 : S’installe  à Dewa-Teng où elle va vivre 20 mois en ermite et suivre les enseignements du Gomchen de Lachem
  • 1916 : Première expédition en terre interdite en compagnie de Yongden, Shigatzé qu’elle atteint le 16 juillet.
  • - : Septembre, retour à Calcutta, visite Rangoon.
  • 1917 : visite la Malaisie, Haïphong, Saïgon, Hong-Kong, Shanghai, Kobé, puis prend la direction du Japon, Kyoto, Tokyo, Nara.
  • - : Octobre, arrivée en Chine, s’installe provisoirement à Pékin.
  • 1918 : Rencontre avec le lama Gourong Tsang et en sa compagnie et celle de Yongden, visite le monastère de Schao-Lin-Sse. Arrive le 25 juin à Sining, visite en juillet le monastère de Kumbum.
  • 1919-1920 : Kumbum, activité littéraire et monacale.
  • 1921 : le 5 janvier, départ du monastère après plus de deux ans de séjour. C’est l’épopée du voyage à Lhassa qui à lui seul, mériterait un article documenté.
  • 1922 : passage difficile des cols de Poumo et de Dze, en Aout, rarrive à Kanchow et fait halte prolongée.
  • 1923 : Départ en janvier, direction Lanchow, Chengtu qu’elle atteint le 18 juin, exténuée. Elle reprend la route le 14 juillet vers le Sud-ouest, franchit le Mékong.
  • 1924 : Février, au delà du Brahmapoutre, LHASSA !

1924

Cliché: Élodie Bernard  2013
  • 1925 : Retour en France, arrivée au Havre le 10 mai. C’est une héroïne, une célébrité ! Cycles de réceptions, de conférences, et… la Légion d’honneur.
  • 1926 et suivantes : s’installe avec son fils adoptif, Yongden,  à Toulon, aux Mazots, se voue entièrement aux travaux d’écriture.
  • 1928 : Achat d’une petite propriété à Digne, qu’elle baptise Santem-Dzong (La forteresse de la méditation) où elle installe son oratoire bouddhiste.
  • 1931 à 1936 : Voyages en Italie, Espagne, Suisse, Belgique. Tentée un temps par la Croisière-jaune organisée par André Citroën, elle renonce puis retourne en Afrique du Nord quelque temps.
  • 1937 : Prend le Transsibérien, visite Varsovie, Moscou, le Mandchourie. Les Japonais envahissent la Chine, Alexandra et Yongden arrivent au monastère de Pou-Sating.
  • 1938 : Fuite avant l’arrivée nippone, remonte  jusqu’à Ichang par voie fluviale, poursuivent jusqu’à Chengtu,  puis Tatsienlou. Elle va y demeurer 5 ans !
  • 1941 : 8 février, décès de Philippe Néel.
  • 1945 : le 27 juillet, en compagnie de Yongden, envol vers Yunnanfou (c’est leur baptême de l’aire !). Les Japonais capitulent le 15 août.
  • - : 23 septembre, envol pour Calcutta, s’y installe.
  • 1946 : Retour en France où elle atterrit le 1er Juillet, retour à Digne le 10 octobre. C’est la fin de la seconde époque, une retraite forte occupée l’y attend.
Cette troisième époque est vouée entièrement à l’écriture (voir bibliographie).


  • 1955 : Mort prématurée à 56 ans de Yongden le 7 novembre.
  • 1959 : Arrivée de la dévouée Marie-Madeleine Peyronnet, venue pour quelques jours, elle restera jusqu’à la fin (aujourd’hui encore gère la maison-musée de Digne).
  • 1961 : Cravate de Commandeur dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.
  • 1969 : le 8 septembre, elle rend le dernier soupir, elle avait 101 ans et venait tout juste de faire renouveler son passeport !




Son caractère n’était pas facile, égocentrique même, mais sa pensée en accord avec ses actions inscrit à jamais Alexandra David-Néel au panthéon de « ces êtres d’exception et authentique que l’on rencontre peu ».

Ses cendres, mêlées à celles de Yongden, ont étés pieusement épandues sur les eaux du Gange par la fidèle Marie-Madeleine Peyronnet.

(1)  :Théosophisme d'H.P. Blavatsky. 
(2) : Selon Jackie Landraux-Valabregue, sa biographe qui, malheureusement, ne donne pas les sources. Pas davantage Jean Chalon qui écrit : « elle  court, elle galope […] chez les rose-croix comme chez les francs-maçons ». Je crains une confusion avec le 18éme degré maçonnique  au Rite Écossais International. Dans cet Ordre, elle atteindra même le 33éme.
De fait, Alexandra confirme elle-même son appartenance à la Franc-Maçonnerie (brièvement) dans le tome I de son Journal de Voyages à la page 167 de l'édition Plon de 1975.
       (3)    : Néel (Nél) et non Neel (Nil) à l’anglaise comme écrit et prononcé trop  souvent.

Sources biographiques :

- CHALON, Jean, Le Lumineux destin d’Alexandra David-Néel, Paris, Librairie Académique Perrin, 1985.
- DAVID-NÉEL, Alexandra, Journal de Voyage, 2 tomes, Paris, Plon, 1975/1976.
- MARCHAND, Joëlle-Désirée, Alexandra David-Nèel, Paris, Arthaud, 1997.

A voir :


Bibliographie : (selon Wilkipedia)
Note : les titres et noms d'éditeurs sont ceux des éditions actuelles. Pour une bibliographie plus formelle, voire savante, on se reportera au site officiel indiqué infra.
§                     1898 : Pour la vie - réflexions sur tous les faits de société (Éditions « les nuits rouges »)
§                     1909 : Le féminisme rationnel (Éditions « les nuits rouges »)
§                     1921 : Le Bouddhisme du Bouddha (Éditions du Rocher)
§                     1927 : Voyage d'une Parisienne à Lhassa (Plon)
§                     1929 : Mystiques et magiciens du Tibet (Plon)
§                     1930 : Initiations lamaïques (Pygmalion)
§                     1931 : La Vie surhumaine de Guésar de Ling : L'Iliade des Tibétains (Éditions du Rocher) - avec la collaboration du Lama Yongden
§                     1933 : Au pays des brigands-gentilshommes (Plon)
§                     1935 : Le Lama au cinq sagesses (Plon)
§                     1938 : Magie d'amour et magie noire (Plon)
§                     1939 : Le Bouddhisme : ses doctrines et ses méthodes (Éditions du Rocher)
§                     1940 : Sous des nuées d'orage (Plon)
§                     1949 : Au cœur des Himalayas : le Népal (Pygmalion)
§                     1951 : Astavakra Gita - réédité (date non connue) en un volume unique « Astavakra Gita - Avadhuta Gita, poèmes sanscrits védantins » aux Éditions du Rocher
§                     1951 : Les Enseignements secrets des bouddhistes tibétains (Pygmalion)
§                     1951 : L'Inde hier, aujourd'hui, demain
§                     1951 : L'Inde où j'ai vécu (Plon)
§                     1952 : Textes tibétains inédits (Pygmalion)
§                     1953 : Le Vieux Tibet face à la Chine nouvelle (Plon)
§                     1954 : La Puissance du néant, roman du Lama Yongden, traduit et annoté par A. D.-N. (Plon)
§                     Grammaire de la langue tibétaine parlée
§                     1958 : Avadhuta Gita - réédité (date non connue) en un volume unique « Astavakra Gita - Avadhuta Gita, poèmes sanscrits védantins » aux Éditions du Rocher
§                     1958 : la Connaissance transcendante (Pygmalion)
§                     1961 : Immortalité et réincarnation (Éditions du Rocher)
§                     1964 : Quarante siècles d'expansion chinoise (Plon)
§                     1970 : En Chine - l'Amour universel et l'Individualisme intégral (Plon) - édition posthume
§                     1972 : Sortilèges du mystère (Plon) - édition posthume
§                     1975 : Vivre au Tibet : cuisine, traditions et images (Robert Morel éditeur, Apt) - édition posthume
§                     1999 : Grand Tibet et vaste Chine (Plon), 1139 p. (ISBN 2-259-19169-X) (rassemble plusieurs de ses livres, le premier de 1921, le dernier de 1946) - édition posthume
§             2000 : Correspondance avec son mari, édition intégrale 1904-1941 (Plon), édition posthume, reprenant les deux volumes publiés précédemment :
§                    1975 : Journal de voyage : Lettres à son mari, 11 août 1904 - 27 décembre 1917. Vol. 1 (Ed. Marie-Madeleine Peyronnet)
§                    1976 : Journal de voyage : Lettres à son mari, 14 janvier 1918 - 31 décembre 1940. Vol. 2 (Ed. Marie-Madeleine Peyronnet)



vendredi 9 janvier 2015

Le 174° numéro de Points de Vue Initiatiques vient de paraître.


Un  numéro de haute tenue, traitant de l'architecture sacrée (au sens d'exception du terme) qui fait écho à un précédent numéro (171), Espaces et lieux sacrés ).

" Contempler l'édifice, c'est marcher, mais c'est aussi observer les matériaux, prendre en main les outios, ceux de la taille, ceux de la mesure, et s'essayer à leur maniement"                          Henri Focillon






Points de vue initiatiques, achat et abonnement, c'est : ICI

jeudi 8 janvier 2015

Adieux ! À Dieu ?

Par solidarité civique et amour de la Liberté



L'accès aux commentaires est fermé.

J'ai rencontré pour vous Jacques Breizh, fondateur de la Fédération des Loges Libres et Souveraines


Après une année 2013 marquée par les déboires de la GLNF qui a concentré sur elle les feux de l'actualité maçonnique, une fin d'année 2014 cristallisée par de violentes disputes sur le thème de la régularité/reconnaissance, aboutissant à de lamentables épanchements publics, émerge un profond "ras le bol" de la base qui désespère de maçonner dans la sérénité, entrainée malgré elle par des chefs et petits-chefs, davantage préoccupés à entretenir et développer leurs égos plutôt que d'officier dans le silence et la paix !
Bien entendu, il est des obédiences qui savent rester discrètes et qui ne font jamais parler d'elles, des maçons qui sont heureux et satisfaits d'y travailler.
Mais comment ne pas remarquer, dans le même temps, l'essor des loges dites libres et souveraines et/ou indépendantes, qui, soyons réalistes, répondent à une demande forte, un besoin évident.
Oui, mais alors là, tout d'un coup, c'est la trêve des confiseurs dans le paysage maçonnique français pour s'entendre enfin et dénoncer à l'unisson ces francs-tireurs qui ne peuvent aller nulle part, ne venant de nulle part ! Ah, tiens-donc, plusieurs milliers de frères et sœurs, donc, qui n'existent pas... 
Sur les blogs et sites politiquement corrects, on n'en parle jamais, surtout ne pas faire entrer le loup dans la bergerie, pratiquer la politique de l'autruche, ne rien voir, dire et entendre. Ça pourrait donner des idées... Il vaut mieux encore se laisser créer autant de pseudos grandes-loges-machin-chouette  qu'il y a de jours dans l'année (merci internet), avec ça le risque est nul, les effectifs se réduisant souvent au seul membre fondateur !

Réflexions sur 3 points, blog franc-tireur lui-même, une sorte d'ovni, a dès sa création, ouvert ses colonnes à toutes les formes d'expression de la mouvance maçonnique, à toutes, mais sans jamais s'immiscer dans les affaires intérieures.

Sur ce principe, j'ai demandé à mon frère et ami Jacques Breizh de bien vouloir développer ici les intentions, les objectifs et le mode de fonctionnement - sans esprit de prosélytisme – de la Fédération des Loges Libres et Souveraines, qui ouvrent leur septième (!) année d'existence.

"Notre Fédération des Loges Libres et Souveraines (FLLS) est née en 2008 sur la base du blog  "Portail des Loges Libres" dont elle reprenait les objectifs : faire connaître, promouvoir et relier entre elles les Loges Maçonniques Indépendantes.

A ce jour elle compte soixante-quatre ateliers actifs et douze en sommeil. Parmi les 64 actifs, 42 sont  des Loges Bleues et  22 sont des Ateliers de Perfectionnement.

Contrairement aux Obédiences maçonniques, la FLLS n'est pas un organisme pyramidal imposant ses vues aux loges par l'intermédiaire de "grands officiers" ou autres "inspecteurs" : Notre spécificité est résumée par notre devise : "FÉDERER SANS ALIÉNER" et se retrouve dans notre type de fonctionnement qui est basé sur trois valeurs : L'HUMILITÉ, LE BÉNEVOLAT ET LA DISCRÉTION.

  • L'Humilité : A la FLLS il n'y a pas de grand maître ni de grands officiers : chez nous seul le GADLU mérite le qualificatif de grand et tous les membres individuels de la Fédération portent uniquement le titre que leur confère leur degré initiatique. Les représentants de la FLLS se considèrent quant à eux  comme des "FRÉRES SERVANTS".
  • Le Bénévolat : Le fonctionnement de la FLLS est entièrement gratuit : aucune capitation n'est levée et aucun frais de fonctionnement n'est alloué. L'internet permet en effet maintenant d'assurer à distance et sans frais la plupart des tâches de gestion... et d'éviter les déplacements onéreux.  
  • La Discrétion : Afin d'éviter le gonflement des egos qui a causé tant de ravages dans la maçonnerie obédientielle, les représentants et gestionnaires de la FLLS restent dans le plus parfait anonymat en étant désignés par des pseudos. De même, ils ne peuvent apparaître en public ni communiquer en tant que tels, les relations entre la FLLS et le monde extérieur  passant uniquement par le filtre de nos sites web. 
Notons par ailleurs que l'Humilité est également de mise au sein de nos Ateliers de Perfectionnement où il n'est pas questions de "Hauts-Grades", mais d'ateliers initiatiques indépendants pratiquant l'initiation maçonnique à des niveaux de conscience différents (en utilisant pour ce faire des systèmes symboliques autres que celui de la maçonnerie de métier). 
Il en ressort qu'un 33ème degré du REAA n'est en rien supérieur à un 1er degré du même rite, il est seulement plus avancé sur la Voie Initiatique, ce qui ne lui confère aucune préséance mais lui donne à contrario beaucoup plus de devoirs à assurer.

Je pense avoir ainsi résumé la philosophie de notre Fédération, mais à ceux qui souhaiteraient en savoir plus je donne rendez vous sur mon blog : http://leslogeslibres.blogspot.com où ils pourront faire connaissance avec nos Loges et avec nos divers outils de communication et de fonctionnement. 

Je remercie mon Ami Jacques Courtois qui m'a ouvert les colonnes de son blog pour cette petite présentation et j'en profite pour lui souhaiter de très bonnes fêtes de fin d'année, ainsi qu'à tous les lecteurs de Réflexions sur trois points".

Jacques dit Breizh,
Frère Servant,
Fondateur de la F.L.L.S.

Le site de la Fédération des Loges Libres et Souveraines, c'est : ICI

vendredi 2 janvier 2015

23° numéro de PANTACLE, revue de l'Ordre Martiniste Traditionnel.



 
Au sommaire du n° 23, janvier 2015 :


  • La Montagne et sa symbolique dans l'accomplissement spirituel, par Jean Massengo
  • Un théosophe inconnu, par Christian Rebisse
  • L’entrée dans la caverne du cœur, par Philippe Deschamps
  • La royauté spirituelle, par Rudolph Berrouët
  • Les prophéties de Paracelse , par Philippe Laurent




Pantacle, la revue de l'Ordre Martiniste Traditionnel, accessible à tous,  sans obligation d'adhésion, c'est : ICI

mardi 30 décembre 2014

Série : Grande figures du passé, Camille Savoire







Camille SAVOIRE,
1869-1951





Médecin, Commandeur dans l’Ordre de la Légion d’Honneur, il réintroduit en France le Rite Ecossais Rectifié mis en sommeil depuis 1828 (Très injustement, une majorité d'auteurs ne citent qu'Edouard de Ribeaucourt). Fondateur et premier Grand Prieur du Grand Prieuré des Gaules (G.P.D.G.), inspirateur de la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies (G.L.N.I.) qui deviendra la Grande Loge Nationale Française (G.L.N.F.). Homme passionné, cultivé, parfois incompris, grande et noble figure de la franc-maçonnerie.

Qui est-il ?

Il nait le 6 juillet 1869 au sein d’une famille d’agriculteurs. Doué, il réalise en deux ans au lieu de cinq son parcours d’études secondaires et devient bachelier avec mention « Très-bien ». Sa carrière médicale se consacre à la lutte contre la tuberculose (Hôpital Beaujon).

• 1885 : Boursier, entre au Lycée d’Orléans.
• 1888 : Etudes de médecine.
• 1892 : Interne à l’Hôtel-Dieu en juillet, initié le 14 octobre, à la Loge La Réforme (Grande Loge Symbolique Ecossaise).
• 1893 : Entre au Grand Orient de France.
• 1896 : Participation à travers l’Europe, a des congrès-médicaux spécialisés dans la lutte contre la tuberculose
• 1909 : 33° degré du Rite-Ecossais-Ancien-Accepté (R.E.A.A.), puis Chevalier Bienfaisant de la cité-Sainte (C.B.C.S.)  - par équivalence - sous le nomen d’Eques A Fortudine
• 1910 Reçoit patente de Charles Montchal, Grand-Prieuré d’Helvétie, Préfecture de Genève pour fonder (avec Edouard de Ribaucourt) la Loge Le Centre des Amis, Commanderie de Paris.
• 1911 : Autorisation donnée (Accord G.O.D.F. & Grand-Prieuré d’Helvétie) de pratiquer le R.E.R. à la Loge Le Centre des Amis
• 1913 : Admis au Grand Collège des Rites du G.O.D.F.. Création de la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies (G.L.N.I.) reconnue comme régulière par la Grande Loge Unie d’Angleterre.
• 1923 : Nommé Grand Commandeur du Grand Collège des Rites.
• 1926 : le 20 Septembre, au siège même du G.O.D.F., dans une tenue du Souverain Chapitre (18°, Chevalier Rose-Croix) il reçoit avec tous les honneurs dus à son rang, Harvey-Spencer Lewis, Imperator de l’A.M.O.R.C., l’ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix.
• 1928 : Il souhaite s’investir (ou investir ?) l’implantation de l’A.M.O.R.C. en France et en fait la demande écrite le 12 juillet. Mais H.S. LEWIS, méfiant ne donnera pas suite, ne désirant pas « être dans le giron de la franc-maçonnerie française ».
• 1934 : Rejet par le G.O.D.F. du projet de Traité élaboré par Arthur Groussier. Camille Savoire « essuie les plâtres ».
• 1935 : Quitte le G.O.D.F. et fonde le 23 mars, avec l’appui du Directoire du Grand Prieuré indépendant d’Helvétie,  le Grand Directoire des Gaules. Installé Grand-Prieur et Grand-Maître National (Temple Maçonnique de Neuilly sur Seine) par les grands dignitaires suisses qui avaient fait le déplacement.
• 1943 : Favorise la résurgence de l’Ordre des Elus-Cohen (Lagrèze-Ambelain), dont il devient Grand-Maître d’Honneur.
• 1945 : Fonde en février, une Loge Écossaise Rectifiée, dénommée L’Arche d’Alliance , loge de Saint-Jean qui devait servir de base aux grades bleus de l’Ordre des Elus-Cohen.
• 1946 : Après la Libération, réveil le 15 décembre, du Grand-Prieuré des Gaules. Malgrè son grand-âge, 80 ans, Camille Savoire en reste le Grand-Maître.
• 1949 : Entreprend (sans succès) un rapprochement avec la G.L.N.F. (issue de la G.L.N.I.).
• 1951 : 4 avril, décès de Camille Savoire

Additif du 30 mai 2010 :

Un abonné et fidèle lecteur, Antoine, nous apporte les informations suivantes, méconnues pour ne pas dire oubliées :

  •  Camille Savoire à appartenu à Memphis-Misraïm, comme l’indique Robert Amadou à la page VIII de son introduction au livre de Serge Caillet, La Franc-maçonnerie Égyptienne de Memphis-Misraïm, Paris, Cariscript, 1988, 181 p.
  • Son appartenance au martinisme est également établie : on retrouve deux traces qui pour la première est : Daniel Fontaine dans les Cahiers Verts n°6, (Hors Commerce) où il cite Camille Savoire, Ribaucourt, Ryandey et bien d'autres, appartenant au Chapitre Martiniste Saint André Apôtre n° 2, fondé après 1921 par Serge Marcotoune. La seconde référence vient de deux chercheurs Dominique Daffos et Patrick Hillion qui ont publié : "De l'originalité de la pensée de Camille Savoire" dans la très bonne revue de la SFERE (Sté Française d'Etudes et de Recherches sur l'Ecossisme). 

Additif du 15 mai 2014 :

Pierre Mollier (GODF) nous fait très justement remarquer que si "on associe toujours, à raison, Camille Savoire au réveil du RER au XXe siècle, on oublie souvent qu'il a aussi été, en tant que Grand Commandeur du SC-GCDR, le grand réorganisateur du REAA au sein du GO dans les années 1920".




Illustration :
Source du portrait : Renaissance Traditionnelle N°45, Tome XII Janvier 1981. p155, effet sépia et incrustation de la signature par l’auteur.
Sources  biographiques :
- CAILLET, Serge,La Franc-maçonnerie Égyptienne de Memphis-Misraïm, Paris, Cariscript, 1988, 181 p.
-DAFFOS & HILLION, "De l'Originalité de la pensée de Camille Savoire", in  Revue de la Société d'Études et de Recherches sur l'Écossisme.
- FONTAINE, Les Cahiers-verts, numéro 6 (ancienne série).
- LEWIS Harvey-Spencer., Histoire complète de l’Ordre de la Rose-Croix, Villeneuve Saint-Georges, Editions rosicruciennes, 1978, 227 p.
- LEWIS, Ralph-Maxwell, Mission Cosmique accomplie, Villeneuve Saint-Georges, Editions rosicruciennes, 1970, 247 p.
- REBISSE, Christian, Rose-Croix, histoire et mystères, Le Tremblay, Diffusion Traditionnelle, 2003, 448 p.
Revue Renaissance Traditionnelle N°45, Tome XII Janvier 1981.
Sites :









jeudi 18 décembre 2014

Et si Hiram m'était fort bien conté, par Jean-Claude Sitbon !



A l'annonce du dernier-né de Jean-Claude Sitbon, j'avoue avoir un peu "trainé des pieds" tant il y a abondance sur le sujet et j'en serais probablement resté là si mon vieil ami et complice Serge Caillet n'en avait pas fait la recension.

« Ah ce n'est pas un roman » ! me suis-je dit, me référant au dernier lu, dans les années 90 (Maître Hiram et le roi Salomon, de Christian Jacq) excellent par ailleurs. « Bigre ! Un de plus, avec quelques digressions pour donner de l'épaisseur mais rien de nouveau, forcément... ». La lecture attentive de ce livre vous surprendra à chacun des 5 chapitres

 « Oui, mais écrit par un spécialiste du RER qui n'est pas mon rite, je risque de m'égarer » ! ne m'aventurant jamais sur un terrain que je connais pas, peu ou mal. Mais non, Hiram Abif est bien traité ici comme le personnage universel de la franc-maçonnerie et l'auteur nous offre une étude impartiale, objective, de l'apport et des références de l'Hiram biblique (associé à Bethsaléel) par rapport aux principaux rites, y compris (et je salue trois fois) Memphis-Misraïm, mais aussi de la doctrine de Martinès de Pasqually ! Et il faut un certain courage intellectuel pour en "causer " aujourd'hui tant la cour est pleine de "spécialistes,-seuls-autorisés " ou de "dénigreurs-patentés".
Le symbolisme est au rendez-vous, la rigueur et le professionnalisme (celui du sérieux) également !

Hiram, Exégèse biblique et maçonnique du mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie, de Jean-Claude Sitbon, Aubagne, Éd. De la Tarente, 2014, 328 pages.

Un dernier mot pour évoquer l'excellence de facture de ce volume, comme quoi il est des éditeurs dits-de-province qui savent allier la qualité et le prix !

Bibliographie de Jean-Claude Sitbon :


- l’Aventure du rite écossais rectifié, respectivement consacrés à une Approche historique suivie de l’étude de deux correspondances et d’un discours de Jean-Baptiste Willermoz (2012),
- De Tubalcaïn à Phaleg. Légendes maçonniques et exégèses bibliques (2013), Jean-Claude Sitbon vient de publier Exégèse biblique et maçonnique du mythe fondateur de la Franc-Maçonnerie (2014).



Le site de Jean-Claude Sitbon, c'est : ICI 
Le site des Éditions de la Tarente, c'est : ICI
Le site de Serge Caillet et sa recension, c'est ICI

En vente chez le Colporteur du Livre ICI, et dans toutes les bonnes librairies.



mardi 16 décembre 2014

Le 24° Bulletin (2014) de la Société Martinès de Pasqually est paru !



Des pépites dans ce dernier numéro, particulièrement riche d'inédits.
Dans son avant propos de la Présidente, Michelle Nahon attire à juste titre l'attention sur la pratique de certains internautes qui publient sans vergogne sans faire référence à la provenance. C'est d'autant plus dommageable que la Société annonce généreusement la libre diffusion dès l'instant où par une élémentaire correction, l'indication de la source est respectée (partielle et limitée à 1000 caractères).

Au sommaire :
  • Suite d'étude des manuscrits maçonniques français bordelais en Bélarus (II) LIVRE D'ARCHITECTURE DE LA LOGE ANGLAISE 204, visite d'Etienne Morin, par Anatole Stébouraka.
  • Loge du Saibt-Esprit à l'Orient de Bordeaux (registre I du 24.06.1786) par Michelle Nahon et Maurice Frion.
  • La Loge des Élus Parfaits ou Parfaite Loge d'Écosse de Saint-Jean de Jérusalem de Bordeaux, par Michelle Nahon.
  • Jean-Baptiste Collas de Maignet, quelques apperçus de son parcours maçonnique, par André Kervella.
  • Questionnement sur le « portrait » de Martinès de Pasqually, par Michelle Nahon.
  • Traité sur la réintégration des êtres créés dans leur première propirété, vertu det puissance spirituelle divine (AD de Liot et Garonne) suite et fin de la transcription par Jean-Louis Boutin.
  • L'Office du Saint-Esprit par Jean-Louis Boutin.
  • Présentation du corpuis élu cohen, 1, par Thierry Lamy.
  • A propos des lettres attribuées à Martinès de Pasqually, par Thierry Lamy.
  • Disposition et propositioin de la signification des 10 deltas de la patente, par Thierry Lamy.
  • Notes de lectures.

Le Bulletin de la Société Martinès de Pasqually est disponible moyennant l'adhésion à la société (modique, 20 €/an)



L'utile  recension de Dominique Clairembault, c’est : ICI
Site de la Société Martinès de Pasqually, c'est  : ICI

samedi 13 décembre 2014

Johann Friedrich von Meyer, théosophe



Les éditions Signatura nous réservent toujours quelques surprises et c'est avec bonheur que nous avons découvert la parution de cet opus du regretté Jacques Fabry, disparu il y aura 2 ans ce 9 décembre.
Fidèle à la règle que nous avons toujours observé sur ces colonnes, ne l'ayant pas lu, nous nous interdisons d'en faire la critique et vous invitons en conséquence à vous rendre sur le site du Philosophe Inconnu qui le premier en a eu connaissance.

Jacques Fabry est un universitaire français,  spécialiste des courants de pensée mystiques et ésotérique germaniste du siècle des lumières, mais aussi de la franc-maçonnerie, de l'alchimie et de la kabbale chrétienne. Il a soutenu en 1987 (Université de Rouen) une thèse de doctorat d'Etat sur le théosophe allemand Friedrich von Meyer (1772-1849).
Discret, il  se tiendra toujours à l'écart du microcosme ambiant et reste assez méconnu.
Insistons sur la facture remarquable de cette édition, production de chez Signatura, ce qui nous change de quelques aventuriers dont le rapport qualité/prix est exécrable.

Bibliographie 

  • Le Bernois Friedrich Herbort (1764-1833) et l'ésotérisme chrétien en Suisse à l'époque romantique, thèse de troisième cycle publiée chez Peter Lang, Berne, 1983, 440 p.
  • Deux traités alchimiques :
    • Le Compendium Hermeticum de Friedrich Herbort
    • La Table d'Émeraude de Johann Friedrich von Meyer (traduction et commentaire par Jacques Fabry), Nice: Bélisane, 1988, XXVI + 66 + 8 pp.
  • Le Théosophe de Francfort Johann Friedrich von Meyer (1772-1849) et l'ésotérisme en Allemagne au XIXe siècle, thèse de doctorat d'État publiée chez Peter Lang, Berne, 1989, 2 volumes, 1 256 p.
  • Johann Heinrich Jung-Stilling. Esotérisme chrétien et prophétisme apocalyptique, Berne, Peter Lang, 2003, 207 p.
  • Kosmologie und Pneumatologie bei Jung-Stilling. Der "theosophische Versuch" und die "Blicke in die Geheimnisse der Naturweisheit", Jung-Stilling-Gesellschaft, Siegen, 2006, 174 p.
  • Visions de l'au-delà et tables tournantes dans l'Allemagne des XVIIIe et XIXe siècles, Presses universitaires de Vincennes, Saint-Denis, 2009.
  • Hermès Trismégiste et le rêve alchimique. Imaginaire symbolique et rationalité, éditions du Moulin de l'étoile, 41160 Busloup, 2013, 387 p.
  • Un Maître de la tradition hermétique au XIXe siècle. Johann Friedrich von Meyer (1772-1849). Théosophie, alchimie, Kabbale, franc-maçonnerie, Éditions Signatura, Le Défens, 84750 Saint-Martin-de-Castillo
 
 
Sur le site du Philosophe Inconnu :
- Recension de l'ouvrage signalé ci-dessus: ICI
- In memoriam : ICI
En vente chez le Colporteur du Livre  : ICI et dans toutes les bonnes librairies

Les éditions Signatura, c'est : ICI

mercredi 10 décembre 2014

Enfin, un dictionnaire ( 2 tomes) Elphique Philologique !






DICTIONNAIRE ELFIQUE et péri-elfique;complet. Toutes les variantes des diverses langues elfiques et apparentées données par J.R.R. Tolkien y sont répertoriées, avec des renvois les unes vers les autres pour la joie du philologue. L'auteur, ancien professeur de Philosophie et Lettres, passionné de sémantique et de philologie, a mis quatorze ans pour réunir et étudier les matériaux qui ont permis l'élaboration de cet ouvrage, qu'il a voulu riche et plaisant, en direction de l'amateur éclairé comme du simple curieux. - Plus de 7150 entrées dans le tome 1 - elfique/français - et plus de 4430 entrées dans le tome 2 - français/elfique, avec trois Annexes thématiques : - Les Ainur - Le Calendrier des Rois - Les systèmes d'écriture elfiques. Précieux et jouissif pour les amoureux des Elfes et de leur Monde !

DICTIONNAIRE ELFIQUE, par Rumil,2014, 540 p.
En vente : ICI

samedi 6 décembre 2014

Billet d’humeur : Le confort et la lâcheté de se taire.

 
Article paru en mai 2012, hélas toujours d'actualité !
 


Des blogs et sites de plusieurs membres de Réflexions sur trois points font courageusement l’écho des massacres de Chrétiens dans le monde, lesquels ont triplé depuis le début de cette année.

Il n’est pas question ici d’instrumentaliser une campagne d’islamophobie –  la situation inverse serait également inadmissible – mais de faire retentir haut et fort  le cri de détresse de toutes ces populations  en minorité dans ces pays dits « libérés ».

Libérés de qui et de quoi pourrait-on légitimement se demander à la lecture du récit de toutes ces horreurs barbares. Il y a beau jeu de s’alléger la conscience par des déclarations du type : « Ne jugez-pas, ce n’est pas la même culture ». Tout de même, il y a un (autre) monde à tolérer le foulard (qui, soit-dit-en passant, est porté depuis des siècles par nos paroissiennes et gentilles religieuses occidentales) avec les mains, les langues coupées, les lapidations, et, finalement, les massacres organisés – ne vous leurrez pas -  des ministres du culte, puis des fidèles !

Mais que faire, individuellement ?

Eh bien, par commencer à faire savoir ! 


Voilà pourquoi exceptionnellement Réflexions sur trois points partage, relaie l'information et vous invite à le faire, vous lecteurs de toutes les confessions, mais aussi agnostiques et athées.

Article du Hiéromoine Tryphon, du monastère orthodoxe Tout miséricordieux Sauveur : 

La couverture du supplément de l'édition du 13 février 2012 du magazine Newsweek montrait une photo d'une Icône orthodoxe copte du Christ, maculée de sang, avec comme titre "the war on Christians" / "la guerre contre les Chrétiens." Cet article est le premier d'importance à être paru dans un média majeur, et on espère que d'autres vont s'intéresser à cette tendance connue mais croissante. D'après l'article, les attaques terroristes contre les Chrétiens en Afrique, au Moyen Orient et en Asie ont augmenté de 309% entre 2003 et 2010. Il semblerait que dans la plupart des cas, les persécutions de Chrétiens ne soient pas organisées par l'Etat, mais le fait que les coupables soient rarement poursuivis n'a fait que servir à encourager les musulmans radicaux à infliger terreur et violence envers leurs compatriotes Chrétiens. Quiconque reconnaît ouvertement la doctrine de la Trinité est considéré comme blasphémateur, et la peine de mort est prononcée. En général, en Occident, on ignore que les Trois Piliers à la Mecque qui représentent le diable, et sur lesquels les musulmans vont jeter des pierres pendant leur pèlerinage, représentent en fait la doctrine Chrétienne de la Sainte Trinité. Il est erroné de croire que les musulmans nous considèrent comme des monothéistes comme eux. Les musulmans considèrent l'enseignement Chrétien à propos de la Sainte Trinité comme blasphématoire, et que nous Chrétiens, nous adorerions 3 dieux. Notre vision du Christ en tant que vrai homme et vrai Dieu à la fois, Un avec le Père et le Saint Esprit, est erronément vu par les musulmans comme signifiant que Dieu le Père aurait eu des relations sexuelles avec la Sainte Vierge, le Christ étant le fruit de cette union. Un tel enseignement serait considéré comme hérétique par n'importe quel vrai Chrétien, car nous savons que le Christ, étant le Logos / Verbe, était de toute éternité Un avec le Père. Le fait que la presse occidentale insiste sur l'arrivée d'un âge où la démocratie va croissante au Moyen Orient, du fait de ce "printemps arabe", démontre une effarante volonté d'ignorer la dramatique croissance des attaques contre les Chrétiens. De même que pendant que le gouvernement américain continue de faire pression sur le gouvernement syrien pour qu'il cesse sa brutale répression de sa propre population, il feint d'ignorer qu'une fois que ce gouvernement-là sera tombé, la menace deviendra bien réelle contre la minorité Chrétienne en Syrie. La présentation par nos gouvernements de l'islam comme religion pacifique, sans qu'en même temps ils fassent pression sur les pays musulmans pour qu'ils protègent convenablement leurs citoyens Chrétiens de toute nouvelle persécution, c'est une mascarade majeure. Le fait que nos pays occidentaux auraient une tradition de relative tolérance religieuse n'a aucune valeur, si nous continuons à déverser des milliards d'euros d'aide à des pays qui ne protègent pas leurs propres minorités religieuses. Il est grand temps que nous demandions que plus un seul centime d'aide ne soit envoyé aux pays musulmans, tant que les droits des minorités religieuses n'y seront pas protégés. Assez c'est assez! Dans l'amour du Christ, 
Hiéromoine Tryphon.

Cet article a été publié sur le site :