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Ce blog n’est pas rosicrucien, martiniste ou maçonnique, mais s'intéresse à ces trois courants initiatiques et traditionnels.

mercredi 14 janvier 2015

Billet d'humeur : Du droit de parler devenu un devoir de se taire ?

Un bon vieux "Billet d'humeur", comme dans l'temps,
 âmes sensibles et habitants de Bisounoursville s'abstenir !

Écrit il y a deux jours, la publication de cet article a volontairement été différée en raison des obsèques des victimes. 



Le syndrome de pléthore additionné au principe de Peter, conséquences inattendues de l'affaire Charlie, non pas celle du journal réduit à un simple éponyme mais de la production cinémascope qui s'est substituée à un solennel hommage aux dix-sept morts de cette catastrophe.

Je ne discuterais pas ici, des multiples "récupérations" constatées, ça indispose... 

Non, simplement vous confier que je ne suis pas étonné que 3 millions de français soient descendus dans la rue (et je m'en réjouis, dès l'instant où ils savent bien pourquoi). A l'inverse, je le suis – simple exemple parmi d'autres - par la grotesque déclaration d'une personnalité qui les a invité à s'abonner sans tarder à la revue... pour cristalliser en quelque sorte l'atteinte à la  liberté d'expression. 

La vraie, l'authentique liberté d'expression, c'est la possibilité d'afficher ceci ou cela sans être lapidé :



La liberté... d'expression !

Premier floutage (ou filioutage, ou foutage de g.) : en quoi cette liberté serait-elle menacée ? Assurément, elle l'aurait été si personne ne s'était manifesté (y compris sur facebook), si les journalistes avaient fait un blackout, si personne n'était descendu dans la rue, etc  Est-ce le cas ? N'est-ce-pas la démonstration du contraire ? A bien considérer (mais raisonnablement) ce qui s'est passé, notre pays est plutôt dans le top 10 mondial.

La rédaction de Charlie-Hebdo, ceux qui ont échappé à l'exécution (car c'est bien de cela dont il s'agit, et non d'un simple meurtre, ou encore assassinat) s'étonne elle-même qu'elle soit « érigée en symbole », qu'une union nationale se réalise sur ses martyrs qui de leur vivant, ont étés critiqués, insultés, stigmatisés, condamnés (par une grande majorité de français)  et qu'elle ne se reconnaît pas dans cette gigantesque parade.



Mais peut-être quelques naïfs pensent-t-ils avec sincérité, que l'unité nationale a été construite à cette occasion : c'est artificiel, hélas, et le restera, ils réaliseront d'eux-mêmes leur erreur ces prochains jours !

Maintenant, je précise avant de recevoir une raclée : Charlie-Hebdo est un journal, mais un journal comme les autres, celui qui a un droit, celui d'exister ! Au même titre que le Monde, la Croix, le Canard enchaîné, Pif-gadget etc. et je m'incline !

Second floutage par ceux-là même (mais pas tous) qui le condamnaient hier, que de trouver soudainement toutes les vertus à un journal qui se meurt faute d'audience et d'abonnés (enfin... ça va s'arranger, n'en doutez pas un seul instant, c'est la loi du commerce qui ne connait pas toujours celle de la morale)! L'hystérie de ces nouveaux croisés (rangés sous la bannière de la Sainte-Intolérance, mais oui!) atteint un tel paroxysme, qu'il devient impossible de dire ou d'écrire qu'on n’appréciait guère ou peu Charlie-Hedo, qu'à force de mettre de l'huile sur le feu par ses multiples provocations, ils prenaient d'énormes risques pour eux et pour ceux qui affichaient leur adhésion. C'est aussitôt transformé en « que penser de ces salauds qui osent affirmer qu’ils l'on bien mérité », ça c'est de l'excellent terrorisme intellectuel ! Du même genre qui agitait déjà un certain nombre de fêlés du bocal, dés que l'on prononçait les termes « arabe, juif, noir, colonialisme, catholique, Napoléon, patrie, drapeau et hymne national, etc. » devenus des gros-mots dans nombre d'émissions dites d'information, où de pseudos-intellectuels moralisent au ras des pâquerettes ! Là, illico-presto, vous êtes catalogué «d’extrême-droite» (et je n'en suis pas) si ce vocable a encore une signification à force, lui aussi, d'être détourné !

Votre serviteur (qui ne se pose pas comme référence), tout dernièrement, face aux incompréhensions provoquées, a du retirer (pour la première fois) plusieurs productions, l'une ici même, les autres sur 2 réseaux-sociaux. Il n'est pire sourd qu'un aveugle qui ne veut pas entendre ! Les uns estimaient que je dérapais en sortant de mon champ d'action privilégié (comme si en quelque sorte, j'avais un intellect limité), les autres me refusant tout simplement le droit d'exprimer une opinion contraire à la leur, m'invitant à aller voir ailleurs plutôt que sur LEUR mur ! A quoi bon alors de publier et si on ne supporte pas l'objection, il n'y a qu'interdire les commentaires, tout simplement. Ah évidement, c'est gênant, parce que cela s'appelle de l'intolérance, si tant est que de pouvoir donner un avis mixé ou contraire (ou même polémiste, ce qui n'aurait pas déplu à Cabu) soit un acte illicite, répréhensible et... punissable !

 Oui, Liberté, Liberté chérie, ceux-là qui hurlent en ton nom devraient humblement vérifier s'ils ont correctement lacé leurs chaussures.
 

Les archives de la série "Billets d'humeur", c'est : ICI

mardi 13 janvier 2015

Les délicieux regards décalés de Ciril.K : dessin du mois de Janvier 2015


Avec ce dessin, notre frère et ami Ciril.K prend le relais de Pierris et ses délicieux délires qui nous ont fait pleurer de rire tout au long de l'année passée. Qu'il en soit ici remercié une fois encore !



ALZE.·.MER



Avec ce dessin, notre frère et ami Ciril.K prend le relais de Pierris qui nous a fait pleurer de rire tout au long de l'année passée. Qu'il en soit ici remercié une fois encore !

Le site de Ciril.K, De l'art ou du maçon, c'est : ICI
Les archives de la série des Dessins humoristiques du mois, c'est : ICI

lundi 12 janvier 2015

Série Grandes figures du passé, Alexandra David-Néel.


Alexandra David-Néel, 1868-1969
La lampe de Sagesse 

Féministe et libertaire, théosophe (1) et franc-maçonne(2).

Qu’une chanteuse d’opéra devienne écrivain, voire-même journaliste, cela est concevable, mais au début du XXéme siècle, qu’elle se marginalise en étant orientaliste-tibetologue pour enfin devenir exploratrice (on disait « aventurière » à cette époque) et soit la première femme occidentale à parvenir clandestinement jusqu’à Lhassa, voilà qui sort vraiment de l’ordinaire ! Centenaire à sa disparition, elle venait tout juste de renouveler son passeport…

Qui-est-elle ?

Louise, Eugénie, Alexandrine, Marie David nait le 24 Octobre 1868 (Saint-Mandé), sous le second-empire, de l’union  d’un Instituteur protestant, Louis David, la cinquantaine passée et d’une jeune Bruxelloise, catholique fervente. Le couple se supporte sans véritablement s’entendre, vit comme deux étrangers et Madame David n’éprouve aucune tendresse pour la petite Nini qui grandit dans un milieu triste et mesquin, voire empreint de méchanceté.  Le pensionnat en sera pour elle une délivrance.

Pour ne pas alourdir la lecture, nous occultons délibérément de la déclinaison ci-dessous, la production littéraire volumineuse d’Alexandra David-Néel, préférant livrer en suite, une Bibliographie qui se veut exhaustive :
  • 1874 : Pensionnat dans une école Calviniste, à Ixelles en Belgique.
  • 1876 : Convertie (?) au Protestantisme, pensionnaire au Couvent de Blois-Fleuri.
Au cours de ces années, ses études religieuses la conduisent très rapidement vers le mysticisme et découvre - déjà – au fil de ses lectures, la philosophie orientaliste. De son propre aveu, elle se soumet à des pratiques carmélites qui endurcissent le corps (elle dort sur un lit de planches) et ouvrent l’esprit…
  • 1883 : Fugue depuis Ostende, direction l’orient : elle ira tout de même, à 15 ans, jusqu’au bord du Lac Majeur, en Italie !
  • 1886 : S’inscrit au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles.
  • - : Part de Bruxelles en… vélo et visite l’Espagne !
  • 1888 : Présentation à la Cour de Belgique.
  • 1889 : Premier prix de chant théâtral français.
  • - : Voyage à Londres, rencontre Mrs. Morgane de la Société Gnose Suprême et poursuit ses recherches orientalistes. Contacte (date indéterminée) à la Société théosophique de Madame Blavatsky.
  • 1890 : Retour à Paris, s’inscrit  à la Sorbonne, où elle suit les cours de l’École des Hautes-Études sur les civilisations orientales. L’ami de son père, Elisée reclus lui ouvre les portes du Musée Guimet, rencontre décisive ! Elle adhère au Bouddhisme.
  • 1891 : Premier voyage : Ceylan, l’Inde ! Aperçoit-elle les hauteurs de l’Himalaya ?
  • 1892 : 7 juin, à Adyar, elle adhère à la Société Théosophique.
  • 1893 : Rencontre avec Annie Besant.
  • 1895 : débute et poursuit sous le nom d’Alexandra Myrial, une carrière de chanteuse d’opéra à Hanoï en Indochine, où elle interprète un répertoire de première catégorie : Traviata, Lakmé, Carmen, Thaïs, etc.
  •  
  • 1897 : Retour à Paris, vit avec le pianiste Jean- Haustont.
  • 1899 : Novembre, 3 mois d’engagement à l’Opéra d’Athènes.
  • 1900 : Juillet, Opéra de Tunis. Alexandra fait la connaissance de Philippe Néel de Saint-Sauveur, Ingénieur-en-chef des Chemins de fer tunisiens..
  • 1902 : Prend la direction du Casino de Tunis et met un terme à sa carrière d’artiste lyrique.
  • 1904 : 4 Aout, mariage avec Philippe Néel (3). Depuis des années, elle poursuit parallèlement ses activités d’orientaliste, publie au Mercure de France, à La Fronde,  aux quotidiens du Soir de Bruxelles et de l’Aurore.
  • - : le 11, soit 7 jours après son mariage, part seule visiter les Alpes !
  • - : le 16, Alexandra est à Paris tandis que Philippe repart à Tunis, seul…
  • - : Le 21 décembre, mort de son père. Retour à Tunis.
Une pause pour faire le point : ce couple ne sera pas plus heureux en amour que celui de son enfance, mais les différences sont grandes, remarquables : Philippe Néel accepte une séparation « de fait », demeure un ami fidèle et sera en quelque sorte l’intendant de base-arrière des longues (jusqu’à 14 ans…) escapades de sa singulière épouse. S’ensuit et c’est ce dernier point qui est particulièrement important, une correspondance qui débute donc ce 11 août 1904 et qui ne se terminera qu’à la mort de Philippe survenue en 1941 ! Réelle complicité dans l’amitié.
  • 1905 : Donne une conférence au Congrès de la Libre-pensée, à Paris.
  • 1907 à 1910 : nombreux déplacements (Paris, Belgique, Tunis, Londres, Suisse, Rome) et intense activité littéraire.
  • 1911 : Départ de Tunis le 9 aout pour Colombo, une seconde vie va prendre naissance. Visite au siège de la Société Théosophique à Adyar, nouvelle rencontre avec Annie Besant.
  • 1912 : Rencontre le 15 avril, le XIIIéme Dalaï Lama, en visite au nord du Bengale
  • .- : Première « excursion » sur le versant nord de l’Hymalaya, puis le Népal, et Noël à Katmandou.
  • 1913 : Expédition au Sikkin, au Bhoutan.
  • 1914 : Nord Sikkin. Première rencontre avec Aphur Yongden alors âgé de 15 ans.  

  • - : Octobre, à la frontière du Tibet, elle s’installe  dans une caverne et mène une vie d’ascèse et de méditation. Elle étudie et met en pratique le Tsam, le Toumo. 

                          1914                                                      2007

  • 1915 : S’installe  à Dewa-Teng où elle va vivre 20 mois en ermite et suivre les enseignements du Gomchen de Lachem
  • 1916 : Première expédition en terre interdite en compagnie de Yongden, Shigatzé qu’elle atteint le 16 juillet.
  • - : Septembre, retour à Calcutta, visite Rangoon.
  • 1917 : visite la Malaisie, Haïphong, Saïgon, Hong-Kong, Shanghai, Kobé, puis prend la direction du Japon, Kyoto, Tokyo, Nara.
  • - : Octobre, arrivée en Chine, s’installe provisoirement à Pékin.
  • 1918 : Rencontre avec le lama Gourong Tsang et en sa compagnie et celle de Yongden, visite le monastère de Schao-Lin-Sse. Arrive le 25 juin à Sining, visite en juillet le monastère de Kumbum.
  • 1919-1920 : Kumbum, activité littéraire et monacale.
  • 1921 : le 5 janvier, départ du monastère après plus de deux ans de séjour. C’est l’épopée du voyage à Lhassa qui à lui seul, mériterait un article documenté.
  • 1922 : passage difficile des cols de Poumo et de Dze, en Aout, rarrive à Kanchow et fait halte prolongée.
  • 1923 : Départ en janvier, direction Lanchow, Chengtu qu’elle atteint le 18 juin, exténuée. Elle reprend la route le 14 juillet vers le Sud-ouest, franchit le Mékong.
  • 1924 : Février, au delà du Brahmapoutre, LHASSA !

1924

Cliché: Élodie Bernard  2013
  • 1925 : Retour en France, arrivée au Havre le 10 mai. C’est une héroïne, une célébrité ! Cycles de réceptions, de conférences, et… la Légion d’honneur.
  • 1926 et suivantes : s’installe avec son fils adoptif, Yongden,  à Toulon, aux Mazots, se voue entièrement aux travaux d’écriture.
  • 1928 : Achat d’une petite propriété à Digne, qu’elle baptise Santem-Dzong (La forteresse de la méditation) où elle installe son oratoire bouddhiste.
  • 1931 à 1936 : Voyages en Italie, Espagne, Suisse, Belgique. Tentée un temps par la Croisière-jaune organisée par André Citroën, elle renonce puis retourne en Afrique du Nord quelque temps.
  • 1937 : Prend le Transsibérien, visite Varsovie, Moscou, le Mandchourie. Les Japonais envahissent la Chine, Alexandra et Yongden arrivent au monastère de Pou-Sating.
  • 1938 : Fuite avant l’arrivée nippone, remonte  jusqu’à Ichang par voie fluviale, poursuivent jusqu’à Chengtu,  puis Tatsienlou. Elle va y demeurer 5 ans !
  • 1941 : 8 février, décès de Philippe Néel.
  • 1945 : le 27 juillet, en compagnie de Yongden, envol vers Yunnanfou (c’est leur baptême de l’aire !). Les Japonais capitulent le 15 août.
  • - : 23 septembre, envol pour Calcutta, s’y installe.
  • 1946 : Retour en France où elle atterrit le 1er Juillet, retour à Digne le 10 octobre. C’est la fin de la seconde époque, une retraite forte occupée l’y attend.
Cette troisième époque est vouée entièrement à l’écriture (voir bibliographie).


  • 1955 : Mort prématurée à 56 ans de Yongden le 7 novembre.
  • 1959 : Arrivée de la dévouée Marie-Madeleine Peyronnet, venue pour quelques jours, elle restera jusqu’à la fin (aujourd’hui encore gère la maison-musée de Digne).
  • 1961 : Cravate de Commandeur dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.
  • 1969 : le 8 septembre, elle rend le dernier soupir, elle avait 101 ans et venait tout juste de faire renouveler son passeport !




Son caractère n’était pas facile, égocentrique même, mais sa pensée en accord avec ses actions inscrit à jamais Alexandra David-Néel au panthéon de « ces êtres d’exception et authentique que l’on rencontre peu ».

Ses cendres, mêlées à celles de Yongden, ont étés pieusement épandues sur les eaux du Gange par la fidèle Marie-Madeleine Peyronnet.

(1)  :Théosophisme d'H.P. Blavatsky. 
(2) : Selon Jackie Landraux-Valabregue, sa biographe qui, malheureusement, ne donne pas les sources. Pas davantage Jean Chalon qui écrit : « elle  court, elle galope […] chez les rose-croix comme chez les francs-maçons ». Je crains une confusion avec le 18éme degré maçonnique  au Rite Écossais International. Dans cet Ordre, elle atteindra même le 33éme.
De fait, Alexandra confirme elle-même son appartenance à la Franc-Maçonnerie (brièvement) dans le tome I de son Journal de Voyages à la page 167 de l'édition Plon de 1975.
       (3)    : Néel (Nél) et non Neel (Nil) à l’anglaise comme écrit et prononcé trop  souvent.

Sources biographiques :

- CHALON, Jean, Le Lumineux destin d’Alexandra David-Néel, Paris, Librairie Académique Perrin, 1985.
- DAVID-NÉEL, Alexandra, Journal de Voyage, 2 tomes, Paris, Plon, 1975/1976.
- MARCHAND, Joëlle-Désirée, Alexandra David-Nèel, Paris, Arthaud, 1997.

A voir :


Bibliographie : (selon Wilkipedia)
Note : les titres et noms d'éditeurs sont ceux des éditions actuelles. Pour une bibliographie plus formelle, voire savante, on se reportera au site officiel indiqué infra.
§                     1898 : Pour la vie - réflexions sur tous les faits de société (Éditions « les nuits rouges »)
§                     1909 : Le féminisme rationnel (Éditions « les nuits rouges »)
§                     1921 : Le Bouddhisme du Bouddha (Éditions du Rocher)
§                     1927 : Voyage d'une Parisienne à Lhassa (Plon)
§                     1929 : Mystiques et magiciens du Tibet (Plon)
§                     1930 : Initiations lamaïques (Pygmalion)
§                     1931 : La Vie surhumaine de Guésar de Ling : L'Iliade des Tibétains (Éditions du Rocher) - avec la collaboration du Lama Yongden
§                     1933 : Au pays des brigands-gentilshommes (Plon)
§                     1935 : Le Lama au cinq sagesses (Plon)
§                     1938 : Magie d'amour et magie noire (Plon)
§                     1939 : Le Bouddhisme : ses doctrines et ses méthodes (Éditions du Rocher)
§                     1940 : Sous des nuées d'orage (Plon)
§                     1949 : Au cœur des Himalayas : le Népal (Pygmalion)
§                     1951 : Astavakra Gita - réédité (date non connue) en un volume unique « Astavakra Gita - Avadhuta Gita, poèmes sanscrits védantins » aux Éditions du Rocher
§                     1951 : Les Enseignements secrets des bouddhistes tibétains (Pygmalion)
§                     1951 : L'Inde hier, aujourd'hui, demain
§                     1951 : L'Inde où j'ai vécu (Plon)
§                     1952 : Textes tibétains inédits (Pygmalion)
§                     1953 : Le Vieux Tibet face à la Chine nouvelle (Plon)
§                     1954 : La Puissance du néant, roman du Lama Yongden, traduit et annoté par A. D.-N. (Plon)
§                     Grammaire de la langue tibétaine parlée
§                     1958 : Avadhuta Gita - réédité (date non connue) en un volume unique « Astavakra Gita - Avadhuta Gita, poèmes sanscrits védantins » aux Éditions du Rocher
§                     1958 : la Connaissance transcendante (Pygmalion)
§                     1961 : Immortalité et réincarnation (Éditions du Rocher)
§                     1964 : Quarante siècles d'expansion chinoise (Plon)
§                     1970 : En Chine - l'Amour universel et l'Individualisme intégral (Plon) - édition posthume
§                     1972 : Sortilèges du mystère (Plon) - édition posthume
§                     1975 : Vivre au Tibet : cuisine, traditions et images (Robert Morel éditeur, Apt) - édition posthume
§                     1999 : Grand Tibet et vaste Chine (Plon), 1139 p. (ISBN 2-259-19169-X) (rassemble plusieurs de ses livres, le premier de 1921, le dernier de 1946) - édition posthume
§             2000 : Correspondance avec son mari, édition intégrale 1904-1941 (Plon), édition posthume, reprenant les deux volumes publiés précédemment :
§                    1975 : Journal de voyage : Lettres à son mari, 11 août 1904 - 27 décembre 1917. Vol. 1 (Ed. Marie-Madeleine Peyronnet)
§                    1976 : Journal de voyage : Lettres à son mari, 14 janvier 1918 - 31 décembre 1940. Vol. 2 (Ed. Marie-Madeleine Peyronnet)



vendredi 9 janvier 2015

Le 174° numéro de Points de Vue Initiatiques vient de paraître.


Un  numéro de haute tenue, traitant de l'architecture sacrée (au sens d'exception du terme) qui fait écho à un précédent numéro (171), Espaces et lieux sacrés ).

" Contempler l'édifice, c'est marcher, mais c'est aussi observer les matériaux, prendre en main les outios, ceux de la taille, ceux de la mesure, et s'essayer à leur maniement"                          Henri Focillon






Points de vue initiatiques, achat et abonnement, c'est : ICI

jeudi 8 janvier 2015

Adieux ! À Dieu ?

Par solidarité civique et amour de la Liberté



L'accès aux commentaires est fermé.

J'ai rencontré pour vous Jacques Breizh, fondateur de la Fédération des Loges Libres et Souveraines


Après une année 2013 marquée par les déboires de la GLNF qui a concentré sur elle les feux de l'actualité maçonnique, une fin d'année 2014 cristallisée par de violentes disputes sur le thème de la régularité/reconnaissance, aboutissant à de lamentables épanchements publics, émerge un profond "ras le bol" de la base qui désespère de maçonner dans la sérénité, entrainée malgré elle par des chefs et petits-chefs, davantage préoccupés à entretenir et développer leurs égos plutôt que d'officier dans le silence et la paix !
Bien entendu, il est des obédiences qui savent rester discrètes et qui ne font jamais parler d'elles, des maçons qui sont heureux et satisfaits d'y travailler.
Mais comment ne pas remarquer, dans le même temps, l'essor des loges dites libres et souveraines et/ou indépendantes, qui, soyons réalistes, répondent à une demande forte, un besoin évident.
Oui, mais alors là, tout d'un coup, c'est la trêve des confiseurs dans le paysage maçonnique français pour s'entendre enfin et dénoncer à l'unisson ces francs-tireurs qui ne peuvent aller nulle part, ne venant de nulle part ! Ah, tiens-donc, plusieurs milliers de frères et sœurs, donc, qui n'existent pas... 
Sur les blogs et sites politiquement corrects, on n'en parle jamais, surtout ne pas faire entrer le loup dans la bergerie, pratiquer la politique de l'autruche, ne rien voir, dire et entendre. Ça pourrait donner des idées... Il vaut mieux encore se laisser créer autant de pseudos grandes-loges-machin-chouette  qu'il y a de jours dans l'année (merci internet), avec ça le risque est nul, les effectifs se réduisant souvent au seul membre fondateur !

Réflexions sur 3 points, blog franc-tireur lui-même, une sorte d'ovni, a dès sa création, ouvert ses colonnes à toutes les formes d'expression de la mouvance maçonnique, à toutes, mais sans jamais s'immiscer dans les affaires intérieures.

Sur ce principe, j'ai demandé à mon frère et ami Jacques Breizh de bien vouloir développer ici les intentions, les objectifs et le mode de fonctionnement - sans esprit de prosélytisme – de la Fédération des Loges Libres et Souveraines, qui ouvrent leur septième (!) année d'existence.

"Notre Fédération des Loges Libres et Souveraines (FLLS) est née en 2008 sur la base du blog  "Portail des Loges Libres" dont elle reprenait les objectifs : faire connaître, promouvoir et relier entre elles les Loges Maçonniques Indépendantes.

A ce jour elle compte soixante-quatre ateliers actifs et douze en sommeil. Parmi les 64 actifs, 42 sont  des Loges Bleues et  22 sont des Ateliers de Perfectionnement.

Contrairement aux Obédiences maçonniques, la FLLS n'est pas un organisme pyramidal imposant ses vues aux loges par l'intermédiaire de "grands officiers" ou autres "inspecteurs" : Notre spécificité est résumée par notre devise : "FÉDERER SANS ALIÉNER" et se retrouve dans notre type de fonctionnement qui est basé sur trois valeurs : L'HUMILITÉ, LE BÉNEVOLAT ET LA DISCRÉTION.

  • L'Humilité : A la FLLS il n'y a pas de grand maître ni de grands officiers : chez nous seul le GADLU mérite le qualificatif de grand et tous les membres individuels de la Fédération portent uniquement le titre que leur confère leur degré initiatique. Les représentants de la FLLS se considèrent quant à eux  comme des "FRÉRES SERVANTS".
  • Le Bénévolat : Le fonctionnement de la FLLS est entièrement gratuit : aucune capitation n'est levée et aucun frais de fonctionnement n'est alloué. L'internet permet en effet maintenant d'assurer à distance et sans frais la plupart des tâches de gestion... et d'éviter les déplacements onéreux.  
  • La Discrétion : Afin d'éviter le gonflement des egos qui a causé tant de ravages dans la maçonnerie obédientielle, les représentants et gestionnaires de la FLLS restent dans le plus parfait anonymat en étant désignés par des pseudos. De même, ils ne peuvent apparaître en public ni communiquer en tant que tels, les relations entre la FLLS et le monde extérieur  passant uniquement par le filtre de nos sites web. 
Notons par ailleurs que l'Humilité est également de mise au sein de nos Ateliers de Perfectionnement où il n'est pas questions de "Hauts-Grades", mais d'ateliers initiatiques indépendants pratiquant l'initiation maçonnique à des niveaux de conscience différents (en utilisant pour ce faire des systèmes symboliques autres que celui de la maçonnerie de métier). 
Il en ressort qu'un 33ème degré du REAA n'est en rien supérieur à un 1er degré du même rite, il est seulement plus avancé sur la Voie Initiatique, ce qui ne lui confère aucune préséance mais lui donne à contrario beaucoup plus de devoirs à assurer.

Je pense avoir ainsi résumé la philosophie de notre Fédération, mais à ceux qui souhaiteraient en savoir plus je donne rendez vous sur mon blog : http://leslogeslibres.blogspot.com où ils pourront faire connaissance avec nos Loges et avec nos divers outils de communication et de fonctionnement. 

Je remercie mon Ami Jacques Courtois qui m'a ouvert les colonnes de son blog pour cette petite présentation et j'en profite pour lui souhaiter de très bonnes fêtes de fin d'année, ainsi qu'à tous les lecteurs de Réflexions sur trois points".

Jacques dit Breizh,
Frère Servant,
Fondateur de la F.L.L.S.

Le site de la Fédération des Loges Libres et Souveraines, c'est : ICI

vendredi 2 janvier 2015

23° numéro de PANTACLE, revue de l'Ordre Martiniste Traditionnel.



 
Au sommaire du n° 23, janvier 2015 :


  • La Montagne et sa symbolique dans l'accomplissement spirituel, par Jean Massengo
  • Un théosophe inconnu, par Christian Rebisse
  • L’entrée dans la caverne du cœur, par Philippe Deschamps
  • La royauté spirituelle, par Rudolph Berrouët
  • Les prophéties de Paracelse , par Philippe Laurent




Pantacle, la revue de l'Ordre Martiniste Traditionnel, accessible à tous,  sans obligation d'adhésion, c'est : ICI